Diplomatie

France – Mali : l’accord de coopération militaire sera signé le 16 juillet à Bamako

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Des militaires français au Mali.

Des militaires français au Mali. © AFP

Après bien des atermoiements, l’affaire est entendue. L’accord de coopération militaire entre la France et le Mali sera signé le 16 juillet à Bamako, en présence du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et du président malien, Ibrahim Boubacar Keita (IBK).

L’information n’est pas encore officielle, mais elle est confirmée par plusieurs sources autorisées à l’Élysée et dans l’entourage du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Ce dernier se rendra à Bamako le 16 juillet, afin de signer l’accord de coopération militaire entre la France et le Mali.

Il rejoindra ensuite, le lendemain, le président français, François Hollande, à Abidjan, puis de l’accompagner à Niamey le 18 juillet et à Ndjamena le 19.

Dans la capitale tchadienne, Hollande détaillera le nouveau dispositif militaire de la France dans la bande sahélo-saharienne.

"Un voyage difficile à organiser"

Initialement prévue le 25 mai, la signature de cet accord, annoncée depuis six mois, avait été repoussée pour des raisons autant politiques que sécuritaires à la suite de la bataille de Kidal (21 mai). Il y a un mois, IBK avait relancé Le Drian et l’avait invité à Bamako pour qu’elle soit enfin actée.

>> Lire aussi : La bataille de Kidal, un mal pour un bien ?

Si l’affaire a trainé en longueur, ce n’est pas parce que les termes de l’accord posaient problème, contrairement à ce qui se dit au Mali. "Ce voyage était difficile à organiser avant le 14 juillet (jour de la fête nationale en France, NDLR)", explique-t-on dans l’entourage du ministre français, avant de rappeler que cet accord "n’a jamais posé de problème entre la France et le Mali". Ce que l’on confirme dans l’entourage du président malien.

À Bamako, plusieurs mouvements politiques s’opposent à la signature d’un texte qu’ils qualifient de "néo-colonial".

Lors de son passage éclair au Mali, Le Drian devrait évoquer le nouveau dispositif militaire de la France dans la région. Mais il n’officialisera pas la fin de l’opération Serval. Celle-ci sera actée dans quelques semaines – en août peut-être -, lorsque le commandement de la force Serval sera transféré à Ndjamena.

Pour lutter contre le terrorisme dans la région, l’état-major français a élaboré une nouvelle organisation qui devrait mobiliser 3 000 hommes. Le gros des troupes sera basé au Tchad (1 250 hommes, contre 950 aujourd’hui) et au Mali (1 000 hommes, contre 1 600 actuellement).

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