Politique

Libye : six morts après des affrontements autour de l’aéroport de Tripoli

Des groupes armés libyens se sont affrontés dimanche à Tripoli pour le contrôle de l’aéroport.  

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Mis à jour le 14 juillet 2014 à 11:02

L’impact d’une roquette sur le mur d’un immeuble le 19 mai 2014 près de l’aéroport de Tripoli. © AFP

La Libye est une nouvelle fois en proie au chaos. Dimanche, après des affrontements entre des gorupes armés pour le contrôle de l’aéroport de Tripoli, le gouvernement a appelé à la cessation des combats et au dialogue, au moment où l’Occident a exprimé ses inquiétudes quant à l’escalade de la violence. Les États-Unis ont notamment mis en garde contre le risque d’"un conflit généralisé".

Au cours de ces affrontements, six personnes ont été tuées et 25 autres blessées, selon le ministère de la Santé.

Les autorités aéroportuaires ont décidé de fermer l’aéroport durant au moins trois jours.

Très tôt dans la matinée du dimanche 13 juillet,  des milices islamistes déterminées à chasser les brigades anti-islamistes de Zenten, une ville à 170 km au sud-ouest de Tripoli, ont attaqué l’aéroport.

Explosion de roquettes

Bien implantées dans la capitale, les brigades de Zenten en contrôlent les accès depuis la chute de Kadhafi, ainsi que les sites militaires sur la route reliant Tripoli à l’aéroport.

"Des roquettes ont explosé (…) vers 06H00 (04H00 GMT). Des affrontements ont suivi entre des ex-rebelles de Zenten (…) et d’autres groupes", a expliqué une source aéroportuaire.

Des tirs d’armes lourdes ont été entendus depuis le centre-ville, tandis que des témoins ont fait état de colonnes de fumée s’élevant au-dessus de l’aéroport.

Selon une source à l’aéroport, l’attaque a été repoussée par les Zentanis mais des affrontements ont suivi autour d’autres sites occupés par ces derniers, en particulier sur la route de l’aéroport, selon des témoins.

Dans l’après-midi, les combats ont perdu d’intensité pour s’arrêter en début de soirée, avant la rupture du jeûne du mois sacré de ramadan.

L’attaque a été revendiquée par des milices islamistes alliées, considérées comme le bras armé du courant islamiste dans le pays

"Le gouvernement demande aux assaillants d’arrêter immédiatement et sans condition les actions militaires", a déclaré le porte-parole Ahmed Lamine.

(Avec AFP)