Politique

Libye : les États voisins appellent à l’instauration d’un dialogue national

À l’issue d’une réunion, qui s’est tenue lundi en Tunisie, les États voisins de la Libye ont appelé à l’instauration d’un dialogue national. Ils ont également annoncé la mise en place de commissions sécuritaire et politique pour tenter d’aider le pays à sortir de l’anarchie.

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Mis à jour le 14 juillet 2014 à 18:36

Le président tunisien, Moncef Marzouki. © AFP

La situation politique et sécuritaire inquiète les pays voisins de la Libye qui se sont réunis lundi en Tunisie. Les représentants de la Tunisie, de l’Algérie, du Soudan, de l’Égypte, du Tchad et du Niger, réunis à Hammamet, au sud de Tunis, en présence de l’ambassadeur de Libye en Tunisie, "ont pressé toutes les parties (…) en Libye de résoudre leurs conflits par le dialogue".

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Ils ont également annoncé s’être accordés sur la mise en place de deux commissions. L’une, présidée par l’Algérie, devra suivre les questions sécuritaires et militaires, y compris la surveillance des frontières.

L’autre, dirigée par l’Égypte, aura pour mission de contacter la classe politique et les composantes de la société civile en Libye en vue de faciliter la mise en place d’un dialogue national.

Ces deux commissions doivent remettre leur rapport fin juillet au chef de la diplomatie tunisienne, qui les exposera à son tour à ses homologues lors de la prochaine réunion des États voisins, qui devrait avoir lieu en Égypte au cours de la première quinzaine d’août.

"Un défi central dans le processus de transition démocratique en Libye"

Les participants ont également souligné la nécessité "de remédier (au problème des) foyers du terrorisme en Libye, qui sont une source d’inquiétude pour la Libye et ses voisins."

À l’ouverture de la réunion dimanche soir, le président tunisien Moncef Marzouki avait insisté sur la nécessité d’une solution politique et pacifique en Libye.

"L’instabilité résultant de la prolifération des armes, parallèlement au danger terroriste avec l’apparition de groupes extrémistes (…), est un défi central dans le processus de transition démocratique en Libye et représente une source de menaces pour tous les États voisins", a-t-il dit.

Des représentants de la Ligue arabe et de l’Union africaine ont pris part à la réunion. Mais signe de l’anarchie régnant en Libye, le ministre libyen des Affaires étrangères Mohamed Abdelaziz n’a pas pu se rendre à Hammamet.

L’aéroport de Tripoli a en effet été fermé après une attaque dimanche de milices islamistes, déterminées à en chasser les brigades anti-islamistes de Zenten, une ville à 170 km au sud-ouest de la capitale.

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(Avec AFP)