Société

France : Amina Sboui a-t-elle été agressée par des islamistes à Paris ?

La jeune militante féministe tunisienne Amina Sboui a été placée en garde à vue mardi à Paris pour « dénonciation d’un délit imaginaire ». Les policiers français ont des doutes sur l’agression dont elle dit avoir été victime le 7 juillet.

Par
Mis à jour le 15 juillet 2014 à 18:33

Amina Sboui le 11 juillet à Paris. © AFP

L’ex-Femen Amina Sboui a-t-elle menti ? La jeune militante féministe tunisienne, 19 ans, a en tout cas été placée en garde à vue mardi 15 juillet à Paris pour "dénonciation d’un délit imaginaire", les policiers ayant des doutes sur l’agression dont elle dit avoir été victime le 7 juillet.

>> Lire aussi : La militante tunisienne Amina Sboui agressée à Paris par des fondamentalistes

"Les policiers semblent avoir des doutes sur la scène qu’elle a décrite car celle-ci n’a pas été filmée", a déclaré Me Martin Pradel. La garde à vue a été confirmée de source policière.

"Si je comprends bien les policiers, ils pensent que l’agression n’a pas eu lieu car elle n’a pas été filmée. Manifestement ils prêchent le faux pour avoir le vrai car ils ont des soupçons", a poursuivi Me Pradel.

Amina Sboui avait porté plainte le 7 juillet, affirmant avoir été agressée la veille à Paris par cinq "islamistes" qui, selon ses dires, auraient entrepris de lui raser les cheveux et les sourcils.

Elle s’était rendue célèbre en mars 2013 en postant des clichés d’elle seins nus, à la manière des militantes Femen, sur sa page Facebook. Menacée de mort par les islamistes radicaux, séquestrée par sa famille, elle avait ensuite passé un peu plus de deux mois en prison pour avoir tagué le mot "Femen" sur le mur d’un cimetière de Kairouan, en Tunisie.

La jeune femme, qui a quitté son pays pour passer le baccalauréat dans un lycée parisien, avait annoncé en août 2013 son départ des Femen, les qualifiant d’"islamophobes" et émettant des doutes sur leur mode de financement.

(Avec AFP)