Politique

Mali : Le Drian annonce la fin de « Serval » remplacée par l’opération « Barkhane » contre le terrorisme au Sahel

Jean-Yves le Drian dans son bureau, le 3 avril.

Jean-Yves le Drian dans son bureau, le 3 avril. © Bruno Levy pour J.A.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé, dimanche, la fin de l'opération Serval au Mali. Elle va être remplacée par l'opération régionale "Barkhane" contre le terrorisme au Sahel.       

Mis à jour à 11 heures 25

"Le président de la République a souhaité qu’il y ait une réorganisation de nos forces dans la zone" du Sahel, avec "l’opération Barkhane" (du nom d’une dune de la forme d’un croissant allongé dans le sens du vent) dont "l’objectif est essentiellement du contre-terrorisme" dans toute la région, a-t-il déclaré lors de l’émission "Le Grand Rendez-vous" Europe 1-Le Monde-iTélé.

Lancée le 11 janvier 2013 pour stopper la progression des islamistes armés et soutenir les troupes maliennes, l’opération Serval est "terminée de fait", a-t-il dit. "L’opération contre le terrorisme a été menée à bien, avec une grande efficacité", avec "beaucoup d’élimination" de terroristes "et beaucoup de stocks d’armes repris", selon M. Le Drian.

"Maintenant il y a le souci pour nous et pour les pays de la zone de veiller à ce qu’il n’y ait pas de recrudescence" du terrorisme car "il y a toujours des risques majeurs de développement de jihadistes dans la zone qui va de la Corne d’Afrique à la Guinée-Bissau", a-t-il insisté.

L’opération Barkhane "va se mettre en place dans les jours qui viennent". "Ca se fait en partenariat avec les cinq pays de la zone sahélo-saharienne, ça fait à peu près 3.000 militaires en tout" ainsi que "des drones, des hélicoptères, des avions de chasse" pour avoir "la réactivité nécessaire", a précisé le ministre de la Défense en soulignant qu’il s’agissait bien d’une "présence durable".

"Le but, c’est d’empêcher que ce que j’appelle l’autoroute de tous les trafics ne devienne un lieu de passage permanent, de reconstitution des groupes jihadistes entre la Libye et l’océan Atlantique, ce qui entraînerait ensuite des conséquences graves pour notre sécurité. C’est notre sécurité qui est en jeu !", a-t-il insisté.

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