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Cet article est issu du dossier «Togo : où va le pays ?»

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Politique

Togo : en attendant la présidentielle

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Stéphane Ballong est le responsable des pages Économie de l'hebdomadaire. Il suit l'actualité du secteur financier et celle des institutions financières de développement.

À Lomé, la question taraude tous les esprits : dans quelles conditions se déroulera la prochaine élection présidentielle, prévue début 2015 ? À moins d’un an de l’échéance, pouvoir et opposition ne sont pas encore parvenus à un accord sur le cadre qui devrait régir le scrutin. La dernière tentative de dialogue entre les deux parties s’est soldée par un échec. Et les états-majors des partis politiques, grands ou petits, qui réclament tous un vote transparent, équitable et démocratique sont en ordre de bataille. Chacun jouant son va-tout pour obtenir les conditions les plus favorables à la victoire de son champion.

Ces joutes politiques, sans doute légitimes, sont devenues coutume à l’approche de toute élection, mais elles ne doivent cependant pas détourner l’attention de l’essentiel. Du moins de ce que les Togolais considèrent aujourd’hui comme tel, c’est-à-dire un climat politique apaisé et la poursuite des réformes de gouvernance nécessaires à l’accélération de la relance économique du pays.

Car les investisseurs étrangers commencent à s’intéresser au Togo, dans les secteurs de la finance, de la logistique, de l’industrie, des technologies… Le frémissement observé ces dernières années, et qui a permis de faire passer le taux de croissance du PIB de 4 % en 2010 à 6 % aujourd’hui, ne doit pas être remis en question par les tensions que pourrait susciter le scrutin de 2015. Il en va de la responsabilité de tous les leaders politiques, de la majorité ou de l’opposition.

Les attentes de la population sont légion. Notamment celles des jeunes, qui sont plutôt bien formés, mais qui ont le plus grand mal à trouver un emploi. Pour une raison simple : le nombre de postes disponibles par an est largement inférieur à celui des diplômés qui débarquent sur le marché du travail.

De la zone franche – un domaine dans lequel le Togo a été l’un des pionniers dans les années 1980 – aux infrastructures portuaires ou routières développées tout récemment, les atouts ne manquent pas. Mais, pour qu’ils contribuent à la création de plus de richesse, à la résorption du chômage et de la précarité, le pays a besoin de stabilité.

Au-delà de cette indispensable stabilité, alors qu’il s’apprête à lancer son plan Vision Togo 2030, qui devra le conduire à l’émergence, le pays doit aussi afficher plus clairement ses ambitions en matière de développement et sa stratégie pour y parvenir.

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