Politique

Nigeria : deux explosions font au moins 42 morts à Kaduna

| Par Jeune Afrique
Le cheikh Tahirou Ousmane Bauchi lors d’un prêche à Kaduna, en mars 2012.

Le cheikh Tahirou Ousmane Bauchi lors d'un prêche à Kaduna, en mars 2012. © Capture d'écran Youtube

Deux explosions ont eu lieu mercredi à Kaduna, dans le nord du Nigeria, et fait au moins 42 morts. Le premier attentat visait le convoi d’un dignitaire musulman très critique vis-à-vis de Boko Haram.

Au moins 25 personnes ont été tuées, mercredi 23 juillet, à Kaduna dans le nord du Nigeria, lors d’une explosion qui a eu lieu vers 12h30 (11H30 GMT). Selon le chef de la police, il s’agit d’un attentat suicide qui visait le convoi d’un des dignitaires musulmans de la ville, Cheikh Tahirou Bauchi, très critique à l’égard du groupe islamiste Boko Haram. Il n’a cependant pas été touché.

> > Lire aussi : Les forces armées du Nigeria, aussi redoutées que Boko Haram ?

L’explosion est survenue au moment où Tahirou Bauchi parcourait la rue Isa Kaita à bord d’un véhicule à ciel ouvert, dans un convoi, pour saluer les fidèles rassemblés pour la cérémonie de clôture d’une fête musulmane. Peu après, une seconde explosion a touché le quartier de Kawo, à quelques kilomètres du lieu du premier attentat, faisant au moins 17 morts.

Condamnation publique de Boko Haram

Comme la plupart des dignitaires musulmans nigérians, Sheikh Tahirou Bauchi a souvent condamné publiquement la violente insurrection menée par Boko Haram, qui a fait plus de 10 000 morts dans le pays depuis cinq ans.

Le groupe islamiste, qui revendique la création d’un État islamique dans le nord du pays, majoritairement musulman, accuse les leaders religieux de cette région de se soumettre à l’autorité du gouvernement fédéral, actuellement dirigé par le président Goodluck Jonathan, un chrétien du Sud.

Depuis un an, Kaduna, la capitale politique du nord du pays, a été relativement épargnée par Boko Haram. En 2012, des attentats suicides contre des églises avaient marqué le début de violents affrontements inter-ethniques dans la ville, qui avaient fait des centaines de morts.

(Avec AFP)
 

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