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Cet article est issu du dossier «Procès des biens mal acquis : un verdict historique»

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Diplomatie

Procès des « biens mal acquis » : verdict le 27 octobre pour Teodorín Obiang

Teodorín Obiang, le 30 septembre 2015 au siège des Nations Unies (image d'illustration).

Teodorín Obiang, le 30 septembre 2015 au siège des Nations Unies (image d'illustration). © Frank Franklin II/AP/SIPA

Le verdict du procès dit des « biens mal acquis », dans lequel est accusé le vice-président équato-guinéen Teodoro Nguema Obiang Mangue – dit Teodorín -, doit être rendu ce vendredi 27 octobre. Le tribunal devrait trancher entre une défense qui dénonce une « farce politique » et des parties civiles qui espèrent « un moment de justice historique ».

Le 5 juillet, le Procureur livrait son réquisitoire et réclamait trois ans de prison et trente millions d’euros d’amende, sans oublier la confiscation de ses biens saisis en France. Le lendemain, 6 juillet, la défense de Teodorín Obiang, le vice-président de Guinée équatoriale, jouait ses dernières cartes : « Le premier crime reproché à Teodorín Obiang est d’être le fils de son père ! », dénonçait-elle. Depuis, les deux camps retiennent leur souffle.

Accusé de « blanchiment d’abus de biens sociaux », de « détournement de fonds publics », d’« abus de confiance » et de « corruption », le fils du président Obiang a paré les coups. Mieux, il a mis la diplomatie de son pays au travail.

Le 15 septembre dernier notamment, Miguel Oyono Ndong Mifumu, l’ambassadeur en France, a rencontré Franck Paris, le « Monsieur Afrique » de l’Élysée, pour déplorer, une nouvelle fois, le caractère « politique » du procès.

« L’évidence crève les yeux », selon les parties civiles

Sera-ce suffisant ? La Cored (Coalition pour la restauration d’un État démocratique en Guinée équatoriale) et Transparency International, représentés par Me Francis Spitzer et Me William Bourdon, espèrent que non.

« Dans cette affaire, il n’y a que des évidences. L’une d’elles est que le prévenu est richissime et que son peuple est majoritairement très pauvre », avait déclaré Me Jean-Pierre Spitzer, avocat de la Cored. « L’évidence crève les yeux : les biens mal acquis ont été mal acquis », avait-il poursuivi.

« C’est une fierté de voir que la France accueille le premier procès d’un cleptocrate qui s’est enrichi au détriment de son peuple », avait renchéri Me Bourdon. Et d’ajouter : « Vous allez rendre une décision qui fera honneur à la France et à vous-même. Elle sera sans doute vilipendée par certains, peut-être même brûlée en place publique, mais elle restera une oeuvre pour l’humanité. Soyez-en fier ! » Réponse du tribunal vendredi 27 octobre.

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