Politique

Maroc : 15 ans de règne pour Mohammed VI, qui regrette des « disparités sociales »

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Le roi du Maroc Mohammed VI (g) et le roi d’Arabie Saoudite Abdullah Bin Abdulaziz, le 22 juillet.

Le roi du Maroc Mohammed VI (g) et le roi d'Arabie Saoudite Abdullah Bin Abdulaziz, le 22 juillet. © AFP/Palais royal marocain

Le roi du Maroc Mohammed VI a fêté mercredi ses 15 ans de règne. Dans son discours, il a appelé à une « pause introspective » et a commandé une étude au Conseil économique, social et environnemental (CESE), pour trouver des solutions aux nombreuses « disparités sociales » qui persistent dans le royaume.

C’est une fête du trône un peu particulière qu’a célébrée Mohammed VI, mercredi 30 juillet, puisqu’elle marquait le 15e anniversaire de son accession à la tête du royaume chérifien. Dans son discours, le roi a souligné les progrès réalisés par son pays mais a regretté les nombreuses « disparités sociales » (et non les « inégalités() qui y persistent et appelé à une nouvelle « pause introspective ».

La fête du trône constitue « une opportunité » pour « procéder à un examen de conscience et nous interroger en toute franchise (…) sur ce qu’il y a lieu d’inscrire à l’actif ou au passif de la marche dans laquelle nous nous sommes engagés », a-t-il déclaré. « Il nous a déjà été donné de procéder en 2005 à une pause introspective, incarnée par le rapport du cinquantenaire [de l’indépendance, NDLR] » et « il me paraît nécessaire de renouveler cette pause nationale », a-t-il ajouté.

>> Lire notre dossier consacré au 15e anniversaire du décès de Hassan II

Ce moment devra être mis à profit pour élaborer une étude visant à « mesurer la valeur globale du Maroc entre 1999 et fin 2013 ». Elle sera commandée auprès du Conseil économique, social et environnemental (CESE), qui devra poser « un diagnostic objectif » et présenter « des recommandations pratiques ».

« Où est cette richesse ? »

« Où est cette richesse ? », s’est interrogé le souverain à l’évocation de résultats de récents rapports internationaux. « Si le Maroc a connu des avancées tangibles, la réalité confirme que cette richesse ne profite pas à tous les citoyens », a-t-il martelé, notant lors de ses « tournées », « certaines manifestations de pauvreté » et « l’ampleur des disparités sociales entre Marocains ».

Plus de trois ans après les événements du Printemps arabe, le souverain a par ailleurs jugé que nul ne pouvait « nier l’évolution démocratique » du Maroc, citant en exemple la Constitution de 2011, élaborée en réponse à des manifestations. Adoptée à une écrasante majorité, la Constitution de 2011 ouvre la voie à une série de droits nouveaux, notamment en matière d’égalité homme-femme. Elle est aussi censée renforcer les pouvoirs du gouvernement, emmené depuis début 2012 par les islamistes du parti Justice et développement (PJD), cantonnés durant des décennies dans l’opposition.

(Avec AFP)
 

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