Santé

Épidémie de peste à Madagascar : un nouveau bilan fait état d’au moins 74 morts

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 17 octobre 2017 à 18h10
Des volontaires de la Croix-Rouge dans les rues de la capitale malgache Antananarivo, en octobre 2017, afin de sensibiliser la population à l'épidémie de peste.

Des volontaires de la Croix-Rouge dans les rues de la capitale malgache Antananarivo, en octobre 2017, afin de sensibiliser la population à l'épidémie de peste. © Alexander Joe/AP/SIPA

La peste continue de se propager sur la Grande île, tuant au moins 74 morts selon un nouveau bilan publié mardi par les autorités malgaches. Au total, 805 personnes ont contracté la bactérie sur le territoire, d’après le recensement du ministère de la Santé.

Les appels au calme du gouvernement n’y auront rien changé. Un vent de panique semble avoir soufflé sur la population malgache, à mesure que la peste se répand sur l’île. Une peur exacerbée par la particularité de cette épidémie qui semble se propager « aux grandes zones urbaines », selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). D’où des possibilités plus importantes d’être contaminés à son tour, la maladie étant transmissible par la toux.

Madagascar est pourtant habituée aux saisons pesteuses. Depuis plus de trois décennies, la maladie refait son apparition chaque année, généralement de septembre à avril. Mais cette épidémie a surpris les observateurs en démarrant dès le début du mois d’août et en se développant dans la capitale Antananarivo.

Les universités fermées jusqu’à nouvel ordre

À titre de précaution, les autorités de l’île ont interdit jusqu’à nouvel ordre les manifestations et réunions publiques dans la capitale. Plusieurs universités et écoles du pays ont également fermé leurs portes, le temps de procéder à des opérations de désinfection.

Madagascar a également reçu l’aide de l’OMS, qui a livré 1,2 million de doses d’antibiotiques. Avec l’aide d’ONG comme la Croix-Rouge, des centaines de volontaires ont été formés en urgence pour la prévention et l’information de la population.

La plupart des cas recensés sur l’île correspondent à la forme pulmonaire de la maladie. Transmissible par la toux, elle peut être fatale en seulement 24 à 72h chez l’homme. La forme bubonique est, elle, moins dangereuse.

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