Sécurité

RDC : accusé de « trafic d’armes », le général Gabriel Amisi « blanchi »

| Par Jeune Afrique
Général Gabriel Amisi, le 20 décembre 2004.

Général Gabriel Amisi, le 20 décembre 2004. © AFP

Le Conseil supérieur de la défense a annoncé jeudi avoir « blanchi » le général Gabriel Amisi, ex-chef d’état-major des forces terrestres de l’armée congolaise. L’officier était accusé de trafic d’armes à destination de braconniers et de groupes armés de l’est de la RDC.

C’est une décision qui risque de surprendre plus d’un observateur de la situation sécuritaire en RDC. « Après examen des éléments supplémentaires apportés par la commission d’enquête (. . . ) et faute d’autres preuves probantes exigées », le Conseil supérieure de la défense en RDC a « approuvé », le 31 juillet, le rapport ayant « blanchi » le général Gabriel Amisi dit Tango Fort de toutes les accusations qui pesaient sur lui.

Le 15 novembre 2012 en effet, un groupe d’experts de l’ONU avait publié un document dans lequel il expliquait que le général Amisi, alors chef d’état-major des forces terrestres de l’armée congolaise, « contrôlait un réseau de distribution de munitions de chasse à destination de braconniers et de groupes armés« .

« Des réseaux criminels »

Des proches du général étaient également mis en cause dans le trafic de munitions, de même que d’autres haut gradés. »Les forces armées congolaises continuent d’être gangrenées par des réseaux criminels qui permettent aux officiers supérieurs de s’enrichir à travers leur emprise sur les ressources naturelles et la contrebande, notamment le trafic d’ivoire mené par les groupes armés », avait conclu le rapport des experts onusiens.

Le 22 novembre 2012, le président Joseph Kabila a suspendu le général Amisi et ordonné une « enquête approfondie » sur « les responsabilités dans ce trafic illégal et criminel ».

Depuis la suspension – intervenue alors que Goma, capitale du Nord-Kivu, était aux mains de la rébellion Mouvement du 23-Mars (M23), c’est le général François Olenga qui a été désigné pour assurer le rôle de chef d’état-major de l’armée de terre.

Le compte-rendu ne précise cependant pas si le général Amisi reprendra ce poste. En attendant, il continue de présider l’Association sportive Vita Club (AS V Club), un club de football très populaire à Kinshasa.

(Avec AFP)

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