Actualités

L’Afrique subsaharienne a la population la plus jeune, mais les pires politiques éducatives au monde

Par Jeune Afrique  | 

Dans son rapport Africa’s Pulse, la Banque mondiale s’intéresse aux politiques éducatives des pays de la zone subsaharienne et constate que malgré la croissance économique et des investissements de plus en plus importants dans l’éducation, la jeunesse africaine souffre toujours d’un déficit de formation.

C’est un paradoxe. Selon le rapport Africa’s Pulse, que la Banque mondiale vient de publier, l’Afrique subsaharienne dispose de la population la plus jeune au monde, une « opportunité majeure de réduire la pauvreté et d’améliorer la prospérité économique », estime l’institution. Pourtant, cette jeunesse est aussi la moins bien formée à l’échelle mondiale. Un constat amer, alors que l’on apprenait fin août que seulement six universités africaines faisaient partis du fameux classement de Shanghai, une sous-représentation chronique.

Les investissements dans l’éducation ont pourtant été massifs ces dernières années. Celle-ci représente en moyenne près de 15 % des dépenses publiques dans la zone subsaharienne, « le ratio le plus important parmi les régions en développement », note la Banque mondiale. Alors que près de la moitié des enfants de la zone n’allaient pas à l’école en 1990, ce taux est tombé à un tiers en 2015.

La proportion d’enfants scolarisés en primaire au Burundi est ainsi passée de 41 % en 2000 à près de 96 % en 2014, un record. Au Niger, au Mozambique, en Guinée ou au Burkina Faso, ces taux ont augmenté de plus de 30 %.

Une amélioration assombrie par un autre constat : un enfant sur trois ne va pas au bout de ses études primaires, dans la plupart des pays; moins de 50%  finissent le second degré et seulement 10% atteignent les études supérieures.

Conséquence : des populations traversées par « un immense écart sur les  compétences de base » notamment l’alphabétisation, ce qui tire la région vers le bas par rapport au reste du monde en matière d’éducation et grève ses perspectives économiques. Un constat renforcé par les écarts de genre, alors que sur les dix pays dans lesquels les filles ont le moins accès à l’éducation dans le monde; neuf sont africains.

Réduire les écarts de compétences

Pour la Banque mondiale, la réduction de cet écart de compétence doit être au cœur des objectifs prioritaires d’une politique d’investissement dans la formation. Cela nécessite de « concentrer les investissements dans les premières années de formation (…) notamment en investissant dans les enseignements, pas simplement embaucher plus de professeurs ou construire des écoles », précise l’institution basée à Washington.

Un effort qui doit s’accompagner d’une volonté d’inclure dans ce mouvement les plus pauvres mais aussi les adultes qui ne possèdent pas ces compétences de base, notamment en intervenant auprès des communautés rurales.

Le problème de tout le monde, mais la responsabilité de personne

Autre enjeu vital : se préparer aux enjeux économiques de demain et favoriser une « transformation économique en passant d’économies agraires à des économies industrielles ou basées sur les services ». Un défi, alors qu’en moyenne dans les pays d’Afrique subsaharienne 8 emplois sur 10 sont toujours liés à l’agriculture.

Manque de coordination

Pour favoriser cette évolution, il est nécessaire de se concentrer sur des « enseignements techniques et professionnels axés sur la demande » visant notamment les « domaines scientifiques, technologiques, d’ingénieries ou des mathématiques permettant le transfert et l’adoption de technologies », détaille l’institution. Dans le même temps, elle recommande également de mettre en place de larges programmes de formation permettant « d’améliorer les compétences des travailleurs dans les activités dont la productivité est la plus faible » dans les zones rurales ou urbaines.

Pour devenir effectif, ces changements nécessitent aussi « de s’intéresser aux systèmes de gouvernance». Dans son viseur : le manque de coordination et les faibles capacités de décision des multiples agences qui sont généralement en charge de l’éducation. Trop souvent, la formation reste, « le problème de tout le monde, mais la responsabilité de personne ».

Recevez les meilleures opportunités

Les opportunités du moment

Togo

| Banque-Finance-Assurance
logo JA3080P084 AFRICSEARCH  

AFRICSEARCH RECRUTE POUR LA BANQUE DE DÉVELOPPEMENT DES ÉTATS DE L’AFRIQUE CENTRALE (BDEAC), DANS LE CADRE DU RENFORCEMENT DE SON ÉQUIPE :

EXPERT EN PLANIFICATION ET EN STRATÉGIE DE DÉVELOPPEMENT H/F

MISSIONS

L’Expert en Planification et en Stratégie de Développement est chargé de la planification et du développement de la banque pour assurer l’efficacité des processus de décision au travers de l’analyse et la disponibilité de l’information.

ACTIVITÉS SPÉCIFIQUES • Au titre de la Planification Stratégique • Définir, planifier, réaliser et contribuer à la mise en oeuvre et au suivi des études économiques de la Banque ; • Suivre les orientations et les programmes de développement économique des pays de la CEMAC ; • Définir des objectifs précis et opérationnels de développement de la Banque en impliquant l’ensemble des acteurs concernés ; • Piloter le programme de développement de la Banque : animation, coordination, validation, respect des échéances, etc. ; • Construire un projet consensuel en précisant les actions prévues, l’échéancier de réalisation ainsi que le plan de financement et de développement ; • Au titre des Etudes • Piloter le programme des études économiques et stratégiques à mener, en identifiant les domaines prioritaires et s’assurer qu’ils sont conformes aux priorités opérationnelles de la Banque ; • Élaborer et rédiger pour chaque pays membre de la CEMAC, des fiches économiques sous forme de fiches de synthèse économiques ; • Contribuer à la réalisation d’études d’impact économique et social des projets financés et à la formulation des stratégies d’intervention et politiques opérationnelles de la Banque ; • Instaurer un cadre de large partage avec le personnel de la Banque à travers la présentation, fiches et notes d’information à l’intention des agents sur les dossiers d’actualité à caractère économique ou d’intérêt pour la Banque. • Au titre de la Statistique : • Collecter les données statistiques relatives à la zone d’intervention de la Banque et à l’environnement économique international ; • Alimenter et de mettre à jour les bases de données micro et macroéconomiques nécessaires aux opérations de la Banque ; • Établir sur la base des projections macroéconomiques des Etats membres de la Banque centrale et des autres institutions multilatérales, des analyses macroéconomiques et de la viabilité de la dette pour chaque Etat membre ; • Contribuer à la production des publications permanentes de la Banque, notamment le Rapport annuel et le Rapport du Président à la Conférence des Chefs d’Etats de la CEMAC ; • Au titre du Suivi des Indicateurs d’Impact Socio-Economiques des Projets et des Programmes : • Définir pour chaque projet et programme financé par la Banque, les indicateurs d’impacts socio-économiques permettant de démontrer, sur la base des données chiffrées, l’impact effectif de l’intervention de la Banque sur l’économie nationale et l’amélioration du cadre de vie des populations ; QUALIFICATIONS & COMPÉTENCES • Avoir un diplôme universitaire niveau Bac + 5 dans les domaines des sciences économiques ou de l’Ingénierie Statistique économique ; • Avoir au moins sept (07) ans d’expérience à un poste d’Expert ou équivalent dans le domaine des études économiques ; • Disposer de connaissances en matière de modélisation économique ; • Connaissance du mode de fonctionnement des institutions financières internationales ; • Bonne maîtrise de l’une des quatre langues : Français, Anglais Arabe ou Espagnol. DOSSIER DE CANDIDATURE • Un CV et une demande manuscrite faisant ressortir la motivation du candidat pour le poste ; • Deux photos d’identité, format 4 x 4 ; • Un extrait de casier judiciaire datant de moins de trois mois et un certificat de nationalité ; • Des copies certifiées conformes des diplômes d’enseignement supérieur ; • Un certificat de travail attestant des emplois antérieurs et un extrait d’acte de naissance.  

Pour postuler : Les candidats peuvent postuler en ligne à l’adresse infotg@africsearch.com ou au sein du cabinet AFRICSEARCH TOGO sis à NYEKONAKPOE au 63 Boulevard du 13 janvier 81793 Lomé – TOGO. Tél. : +228 22 20 21 04. Date limite de dépôt des candidatures, le Vendredi 31 Janvier 2020 à 18h00 TU.N.B. : Seul(e)s les candidat(e)s présélectionné(e)s seront contacté(e)s par téléphone ou par e-mail.

Le descriptif du poste est disponible avec plus de détails sur le site web du cabinet www.africsearch.com   AFRICSEARCH
2020-01-20 15:39:02
full-time
France

logo JA3080P083 IOF L’Organisation internationale de la Francophonie regroupe 54 Etats et gouvernements membres, 7 associés et 27 observateurs répartis sur les cinq continents, rassemblés autour du partage d’une langue commune : le français. Consciente des liens que crée entre ses membres le partage de la langue française et de valeurs universelles, elle oeuvre au service de la paix, de la coopération, de la solidarité et du développement durable. L’ORGANISATION RECRUTE POUR LE POSTE SUIVANT : • Directeur(trice) de la langue française et de la diversité des cultures francophones - jusqu’au 05/02/2020 Ce poste est basé à Paris. Les personnes intéressées peuvent consulter le descriptif détaillé à l’adresse : https://www.francophonie.org/recrutements-291 OIF
2020-01-20 15:31:38
full-time
France

logo JA3080P083 IOF L’Organisation internationale de la Francophonie regroupe 54 Etats et gouvernements membres, 7 associés et 27 observateurs répartis sur les cinq continents, rassemblés autour du partage d’une langue commune : le français. Consciente des liens que crée entre ses membres le partage de la langue française et de valeurs universelles, elle oeuvre au service de la paix, de la coopération, de la solidarité et du développement durable. L’ORGANISATION RECRUTE POUR LE POSTE SUIVANT : • Directeur(trice) des Affaires politiques et de la gouvernance démocratique - jusqu’au 05/02/2020 Ce poste est basé à Paris. Les personnes intéressées peuvent consulter le descriptif détaillé à l’adresse : https://www.francophonie.org/recrutements-291 OIF
2020-01-20 15:28:59
full-time
Fermer

Je me connecte