Justice

Tunisie : Béji Caïd Essebsi dit regretter l’expulsion du prince marocain Moulay Hicham

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 13 septembre 2017 à 11h15
Le prince marocain Moulay Hicham, lors d'une conférence de presse en 2013 à Rabat.

Le prince marocain Moulay Hicham, lors d'une conférence de presse en 2013 à Rabat. © Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA

La présidence de la République tunisienne a regretté mardi l’expulsion en fin de semaine dernière de Moulay Hicham, cousin du roi du Maroc Mohammed VI, sans toutefois expliquer les raisons de cette mesure vivement critiquée dans le pays.

« Le président de la République est exaspéré par ce qui est arrivé au chercheur et prince Hicham El-Aloui et son expulsion du territoire tunisien », a indiqué mardi 12 septembre sur sa page officielle Facebook Saida Garrach, porte-parole de la présidence.

Saida Garrach a ajouté que « l’expulsion a été effectuée selon des procédures administratives automatiques, sans consultation des responsables, ce que nous regrettons ». Aucune autre information sur les raisons de cette expulsion n’a cependant été donnée. Contactée par l’AFP, la porte-parole de la présidence tunisienne était injoignable.

Le « prince rouge » accuse le président Béji Caïd Essebsi

Le prince marocain a été expulsé de Tunisie vendredi 8 septembre. Il venait d’arriver à Tunis pour participer à une conférence dans le cadre d’un forum organisé par l’Université de Stanford consacré notamment à la transition tunisienne après les Printemps arabes de 2011. Une période au cours de laquelle Hicham El-Aloui, surnommé le « prince rouge », avait pris fait et cause pour les révolutionnaire.

De retour à Paris, le prince Moulay Hicham a accusé par voie de presse le président tunisien Béji Caïd Essebsi d’avoir ordonné son expulsion, sans donner davantage de détails à propos de cette accusation.

[L’expulsion est une] violation des droits de l’Homme et de la liberté de circulation

L’expulsion de Moulay Hicham a provoqué une vague de critiques sur les réseaux sociaux, plusieurs ONG ont également considéré cette expulsion comme un retour aux anciennes pratiques du président déchu Zine el Abidine Ben Ali.

Exprimant sa solidarité avec le prince, le Comité pour le respect des libertés et droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) a qualifié mardi dans un communiqué l’expulsion de Moulay Hicham de « violation des droits de l’Homme et de la liberté de circulation ».

Cousin germain de Mohammed VI, Moulay Hicham vit aux États-Unis, où il est chercheur à l’Université d’Harvard et dirige une fondation à son nom.

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