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Avec sa robe « made in Kinshasa », Jill Biden fait sensation à la Maison Blanche

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Mis à jour le 7 août 2014 à 14:05

Lors du sommet États-Unis-Afrique qui s’est achevé mercredi soir, les styles vestimentaires des premières dames ont été scrutés à la loupe, de l’audace capillaire de Chantal Biya à la taille mannequin d’Ange, la fille de Paul Kagamé… Mais c’est Jill Biden, l’épouse du vice-président américain, radieuse dans une robe cousue à Kinshasa, qui a fait le plus parler d’elle.

Habillées de pagne ou de djellaba, les Premières dames africaines ont fait sensation lors du sommet États-Unis-Afrique, qui s’est tenu du 4 au 6 août à Washington. La crinière de Chantal Biya et la taille de guêpe d’Ange Kagamé, la fille du président rwandais, ont fait réagir les internautes sur les réseaux sociaux.

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Mais lors du dîner de la Maison blanche, mercredi 6 août, les lumières se sont arrêtées sur une Américaine : Jill Biden, l’épouse du vice-président des États-Unis, qui a choisi de revêtir pour l’occasion une longue robe turquoise en pagne cousue en République démocratique du Congo (RDC).

Sur son compte Twitter, la primature de RDC n’a pas tari d’éloges sur ce choix audacieux.

En juillet, l’épouse du vice-président a profité de son séjour d’une semaine en Afrique – en Zambie, en Sierra Leone et en RDC – pour faire escale dans la boutique de la Congolaise Monique Gieskes, l’une des directrices du groupe hollandais Vlisco, une marque de tissus wax convoitée aux quatre coins de la planète.

La robe turquoise réalisée en une nuit

À Kinshasa, Jill Biden a été "ébahie" par le "feu d’artifices" de couleurs des tissus fabriqués, raconte Monique Gieskes, interrogée par Helena Andrews du blog Reliable Source, hébergé par le Washington Post.

Cette robe incarne la beauté et la force des femmes que j’ai rencontrées tout au long de mon séjour en Afrique le mois dernier, dit Jill Biden.

Sans doute touchée par l’histoire des couturières, des femmes qui, avant d’être formées à l’artisanat, avaient subi des violences, Jill Biden a décidé de porter l’une de ces robes lors du dîner de clôture du sommet États-Unis – Afrique, le 6 août.

En une nuit, une volontaire a réalisé la tenue turquoise, "une couleur qui lui va bien au teint’ selon Monique Gieskes, un travail qui nécessite de trois à quatre jours en temps normal, pour que l’épouse du vice-président puisse la glisser dans sa valise avant de prendre l’avion.

"Cette robe incarne la beauté et la force des femmes que j’ai rencontrées tout au long de mon séjour en Afrique le mois dernier", a-t-elle commenté. Pour la Congolaise Monique Gieskes, le choix de Jill Biden adresse un "message fort aux femmes défavorisées et talentueuses" avec qui elle travaille.

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Emeline Wuilbercq