Sécurité

L’Algérie et le Maroc intensifient la lutte contre le trafic d’essence transfrontalier

Des bouteilles d'essence de contrebande sur la route d'Oujda, à la frontière avec le Maroc.

Des bouteilles d'essence de contrebande sur la route d'Oujda, à la frontière avec le Maroc. © AFP

Depuis le début de l’année, quelque 500 000 litres de carburant algérien destinés à l’exportation frauduleuse vers le Maroc ont été saisis par les gendarmes. La lutte s’intensifie contre ce trafic très lucratif dans la région.

Contre le trafic d’essence frontalier, l’Algérie et le Maroc redoublent d’efforts. "Sur les sept premiers mois de l’année, les quantités de carburant saisies sont de l’ordre de près de 500 000 litres contre 320 000 litres pour la même période de l’année écoulée", a annoncé, le 11 août, un responsable de la gendarmerie algérienne cité par l’agence APS.

Pour parvenir à ce résultat, les autorités algériennes ont creusé des tranchées et érigé des obstacles le long de la frontière et l’activité est "devenue une véritable aventure" pour les trafiquants appelés en Algérie "hallabas" (ceux qui traient les stations service), selon APS. Le ministre marocain de l’Intérieur, Mohamed Hassad, a même annoncé le mois dernier la construction d’une "clôture" à la frontière avec l’Algérie, longue de quelque 1 500 km. En cours de réalisation, cette barrière équipée de "capteurs électroniques" vise à "protéger le royaume contre les menaces terroristes", a-t-il indiqué. Elle devrait également porter un rude coup aux activités de contrebande, ainsi qu’aux réseaux d’immigration clandestine…

>> Lire aussi : l’Algérie marque des points contre le trafic de carburant subventionné

En Algérie, pays producteur de pétrole, le litre de gasoil est vendu à la pompe 0,13 euro et le litre d’essence autour de 0,20 euro contre 0,87 euros et 1,37 au Maroc. Une différence qui permet aux trafiquants de réaliser de substantiels bénéfices mais provoque des pénuries dans les villes et localités de l’extrême ouest algérien.

Les "hallabas"en action

Contournant le dispositif de lutte mis en place, les "hallabas" utilisent désormais des baudets et des madriers pour traverser les tranchées ou détruisent les obstacles dressés sur leur chemin, selon le responsable de la gendarmerie cité par APS.

Pour resserrer l’étau, les gendarmes algériens mènent des perquisitions dans tous les entrepôts et habitations situés à proximité ou à l’intérieur de la bande frontalière, des opérations qui "ont permis la saisie d’importantes quantités de carburant prêtes à être livrées au pays voisin". Les services de sécurité mènent aussi des patrouilles motorisées ou pédestres, appuyées parfois par des survols d’hélicoptères, selon APS.

(Avec AFP)

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