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L’opposant congolais Tshisekedi a quitté Kinshasa pour Bruxelles à bord d’un avion médicalisé

| Par AFP
Étienne Tshisekedi, le 13 octobre 2012 à Kinshasa.

Étienne Tshisekedi, le 13 octobre 2012 à Kinshasa. © AFP

L’opposant congolais Étienne Tshisekedi, 81 ans, a quitté samedi à l’aube Kinshasa à bord d’un avion médicalisé qui a pris la route de Bruxelles.

Étienne Tshisekedi a décollé à 5 heures 25 (4 heures 25 TU) à bord d’un jet avec son épouse Marthe, l’un de ses enfants et un médecin. Son fils Félix, chargé des relations extérieures de son parti, s’était rendu à l’aéroport mais est resté à Kinshasa.

L’avion devrait faire plusieurs escales avant d’arriver à Bruxelles, la première à Douala, au Cameroun.

Depuis plusieurs mois, la santé de l’ex-candidat à la présidentielle, qui souffre notamment de diabète depuis de longues années, fait l’objet de spéculations et de rumeurs, alimentées par son absence de la scène publique. A

vant le décollage, la voiture de l’opposant a été amenée tout près du jet allemand d’Air Alliance. De là, sous le regard d’une dizaine de membres de sa sécurité, l’opposant, trop faible pour marcher, a été transporté dans le jet.

"Tshisekedi n’est pas dans un état critique", selon son parti

Dans un communiqué publié samedi matin, sa formation, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), premier parti d’opposition, a confirmé que M. Tshisekedi s’était envolé à destination de Bruxelles. "Contrairement à la propagande essaimée ces derniers temps par le pouvoir, M. Tshisekedi n’est pas dans un état critique", a-t-il cependant affirmé. "Après quelques semaines de repos, il entamera des activités politiques et diplomatiques avec les partenaires du Congo et rencontrera également la diaspora", a-t-il assuré.

Le dimanche 10 août, un proche collaborateur de l’homme politique et une source gouvernementale avaient indiqué qu’une évacuation sanitaire était envisagée, la santé de l’opposant s’étant beaucoup dégradée.

Selon des documents rendus publics, un avion d’Air Alliance avait même reçu l’autorisation d’atterrir ce jour-là. "Mais la famille refuse qu’il aille en Afrique du Sud, comme le veut son médecin, et préfère Bruxelles", avait expliqué la source gouvernementale.

Mais le secrétaire général de l’UDPS, Bruno Mavungu, avait démenti toute évacuation sanitaire. "Il devait voyager mais pour se rendre aux États-Unis, en Belgique et en Allemagne pour des raisons personnelles et politiques", avait-il précisé, accusant les autorités de vouloir créer la confusion.

Étienne Tshisekedi avait été battu à la présidentielle de 2011 par le chef de l’État sortant Joseph Kabila. Il avait rejeté le résultat du scrutin et s’était proclamé "président élu".

Joseph Kabila, arrivé au pouvoir en 2001, a été élu en 2006 au terme des premières élections libres de République démocratique du Congo (RDC) et réélu en 2011. Selon la Constitution, il ne peut pas se représenter en 2016 mais l’opposition soupçonne son camp de manoeuvrer pour changer la donne.

(Avec AFP)

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