Politique

Algérie : qui sont les nouveaux membres du gouvernement d’Ahmed Ouyahia ?

Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika. © Jacquelyn Martin/AP/SIPA

Suite au remplacement d'Abdelmadjid Tebboune par Ahmed Ouyahia après seulement trois mois à la primature, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a remercié jeudi 17 août trois autres ministres de son ancien gouvernement. Les ministères de l'Industrie, du Commerce et celui de l'Habitat ont désormais de nouveaux patrons.

De nouveaux changements s’opèrent au sein du gouvernement algérien. Deux jours après le remplacement de son éphémère Premier ministre Abdelmadjid Tebboune, le président Abdelaziz Bouteflika a légèrement remanié jeudi 17 août le gouvernement. Les ministres de l’Industrie, du Commerce et de l’Habitat ont été remerciés.

Au portefeuille de l’Industrie, Mahdjoub Bedda est remplacé par Youcef Yousfi, ancien chef de la diplomatie algérienne, et ancien ministre de l’Énergie et des Mines. Depuis son départ du gouvernement, il était conseiller du chef de l’État pour les questions d’énergie.

Mohamed Benmeradi, qui fut ministre de l’Industrie dans un précédent gouvernement Ouyahia (2010-2012), hérite du ministère du Commerce, au détriment d’Ahmed Saci. Un haut fonctionnaire, Abdelwahid Temmar, actuel wali (préfet) de Mostaganem, remplace Youcef Chorfa au ministère de l’Habitat, dont il fut un temps directeur général de l’Urbanisme.

Les 24 autres ministres conservent leur portefeuille dans l’équipe désormais dirigée par Ahmed Ouyahia.

Les raisons du remaniement

Abdelmadjid Tebboune s’est rapidement mis à dos le patronat algérien en affichant publiquement son opposition à Ali Haddad, président du Forum des chefs d’entreprise (FCE) et proche de la famille Bouteflika.

Début août, le Président algérien avait adressé une lettre à son Premier ministre, se disant « agacé » de son comportement envers Ali Haddad, selon la chaîne de télévision privée Ennahar, connue pour être proche de Saïd Bouteflika. Le chef de l’État aurait également durement critiqué l’action de son Premier ministre (contrôles inopinés de chantiers publics, gel de l’octroi de crédit, etc.). Une politique dont l’ex-ministre du Commerce Ahmed Saci semble avoir fait les frais lui aussi.

Le ministre de l’Industrie débarqué, Mahdjoub Bedda, avait de son côté publiquement affirmé sa volonté de remise à plat de l’industrie automobile en Algérie, censée être le fleuron industriel du pays, accusant les acteurs du secteur « d’importations déguisées » tout en empochant d’importantes subventions.

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