Architecture

Maroc : Rachid Andaloussi, horizon CasArts

Les Marocains sont familiers des réalisations de l'architecte Rachid Andaloussi.

Les Marocains sont familiers des réalisations de l'architecte Rachid Andaloussi. © DR

L’architecte marocain Rachid Andaloussi a dessiné, avec Christian de Portzamparc, le projet CasArts, à Casablanca. Un théâtre conçu comme une « medina culturelle » qui vise à remettre la culture au centre de la Ville Blanche.

En 2009, la ville de Casablanca lance un concours qui a de quoi susciter l’intérêt des plus illustres architectes du monde : créer, au coeur de la capitale économique du royaume, le plus grand théâtre d’Afrique et du monde arabe. Comme c’est souvent le cas pour ces projets d’envergure, les participants locaux s’associent à de grands noms de l’architecture mondiale pour monter leurs projets.

Là, ce sont deux amoureux de la Ville blanche, le Français Christian de Portzamparc et le Marocain Rachid Andaloussi, qui ont remporté la mise. "Ces partenariats d’exception favorisent un transfert de compétences et de savoir-faire inestimables, explique Rachid Andaloussi. Mon agence a certes réalisé de nombreux équipements publics et culturels, mais grâce au travail avec l’agence Christian de Portzamparc, nous avons l’ambition de faire nôtres des connaissances spécifiques aux salles de spectacles, à savoir l’acoustique, la scénographie, l’éclairage."

Le projet CasArts a d’abord pour but d’insuffler de la vie sur la place Mohammed-V de Casablanca.

Leur projet, CasArts, a d’abord pour but d’insuffler de la vie sur la place Mohammed-V, créée en 1920 et dont l’architecture est typique de l’époque Art déco. Une période dont Andaloussi, né en 1956, est à la fois un grand connaisseur et un ardent défenseur. Avec l’association Casamémoire, l’architecte milite depuis vingt ans pour la protection et la réhabilitation du patrimoine architectural de la Ville blanche.

Image de synthèse de ce que sera le projet CasArts (cliquer pour agrandir). © Agence Christian de Portzamparc

Il a ainsi réhabilité les anciens abattoirs pour en faire un haut lieu de la création contemporaine. Les Marocains sont familiers de ces réalisations, en particulier la Bibliothèque nationale à Rabat, la villa Delaporte à Casablanca ou encore la bibliothèque Bandar Bin Sultan à Asilah, qui ont toutes en commun d’allier avec harmonie esprit de modernité et respect d’une certaine tradition architecturale.

Et c’est dans ce même esprit qu’a été conçu CasArts. "L’architecture du grand théâtre se veut moderne avec des exigences techniques qui constituent un véritable défi pour les entreprises marocaines. Mais il y a aussi plusieurs corps d’état secondaires, tels que les menuiseries, la plâtrerie, la pierre et la confection du mobilier, qui feront, eux, appel à des savoir-faire traditionnels," explique Andaloussi.

>> Lire aussi : CasArts, à la recherche de la gloire perdue

Plus qu’un théâtre, CasArts a été conçu comme une "médina culturelle" qui favorise le passage, les rencontres et la mixité sociale. Les deux architectes n’ont pas travaillé en vase clos. Ils ont écouté les différents acteurs culturels, pour qui il s’avère essentiel de remettre la culture au centre de la cité.

Ce projet immense comprend : une médina culturelle, une salle de spectacle de 1 800 places, une salle de théâtre de 600 places, une salle des musiques actuelles pour 300 spectateurs, une salle de répétition, un village des artistes et une scène extérieure pour 35 000 spectateurs ayant pour ambition l’animation de la place Mohammed-V, avec laquelle le théâtre fait corps.

 Aujourd’hui, les équipes finalisent les études d’exécution et les installations de chantier en vue d’un démarrage imminent des travaux. L’inauguration du théâtre est prévue à l’horizon 2017.

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