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Coupe du monde de basketball : que peuvent faire les Africains ?

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La Coupe du monde de basket-ball aura lieu à partir du 30 août.

La Coupe du monde de basket-ball aura lieu à partir du 30 août. © Image d'illustration.

À partir du 30 août, trois équipes africaines participent à la Coupe du monde de basketball, en Espagne. Si les Américains sont favoris, et que les Espagnols espèrent également remporter la compétition chez eux, les Africains espèrent brouiller les cartes. Voici les clés de la compétition pour les trois équipes qualifiées.

Mis à jour le 8 septembre.

Alors que le basketball africain est de plus en plus représenté dans les championnats européens et américain, le continent cherche encore à se distingue sur la scène mondiale. Aucune sélection africaine n’a en effet jamais remporté la moindre médaille dans un championnat du monde ou aux Jeux olympiques. La meilleure performance reste la cinquième place de l’Égypte… en 1950 !

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Depuis, aucune équipe n’a fait mieux que la 11e place de l’Angola en 2002 et, lors de la dernière édition, en 2010, les trois représentants du continent s’étaient classés entre la 15e et la 24e place (Angola (15), Côte d’Ivoire (20), Tunisie (24)).

Alors, les Africains ont-ils plus de chances cette année ? Quelques éléments de réponse.

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C’est l’équipe la plus expérimentée du continent. Avec sept  participations depuis 1986, sur huit éditions, l’Angola est la référence africaine en termes de basketball. Championne d’Afrique 2013, elle devrait passer sans trop de problèmes le premier tour de la compétition dans lequel elle aura surtout à se méfier de la Lituanie, de l’Australie et de la Slovénie. Les quatre premières équipes de chaque groupe sont qualifiées pour le tour suivant.

Le point fort : l’équipe angolaise a construit ses succès sur un collectif bien organisé, composé de joueurs évoluant dans les mêmes clubs en Angola, qui a su surpasser les défenses adverses. En l’absence de leur individualité la plus forte, leur meneur de jeu, Carlos Morais, c’est bien cette carte, ainsi que celles des tirs de loin (si l’adresse est au rendez-vous) que l’Angola devra jouer, notamment face à des équipes européennes bien en place défensivement.

Le point faible : l’absence de Carlos Morais. Meneur de jeu de 1,93 mètre pour 91 kilos, il a été élu en 2013 meilleur joueur des championnats d’Afrique de basketball. Ayant fait toute sa carrière en Angola, il a signé en septembre 2013 son premier contrat en NBA, avec les Raptors de Toronto, au Canada. Premier joueur angolais, à 28 ans, à jouer dans le prestigieux championnat américain, il a cependant dû renoncer à participer à la Coupe du monde, en raison d’une blessure au genou gauche.

Le joueur à suivre : Yanick Moreira. C’est un pari. Jeune joueur de l’université américaine méthodiste de Dallas, ce pivot de 2,11 mètres et 107 kilos a toutes les chances de faire ses débuts avec l’équipe nationale de l’Angola, après le forfait officiel de Felizardo Ambrosio. Né à Luanda en 1991, il est l’avenir du basketball angolais et pourrait peser sur les défenses adverses.

Les matchs du premier tour (à Grande Canarie) :

Angola – Corée du Sud (le 30 août à 19h [GMT+1]) : 80-69
Lituanie – Angola (le 31 août à 19h [GMT+1]) : 75-62
Angola – Mexique (le 2 septembre à 16h30 [GMT+1]) : 55-79
Slovénie – Angola (le 3 septembre à 12h30 [GMT+1]) : 93-87
Australie- Angola (le 4 septembre à 16h30 [GMT+1]) : 83-91

Égypte

Après vingt longues années d’absence, la sélection égyptienne fait son retour dans une Coupe du monde de basketball. Cinquième en 1950, pour la première édition de la compétition, elle s’est ensuite qualifiée quatre fois, en 1959 (11e place), 1970 (13e), 1986 et 1990 (14e). Rentrée dans le rang depuis quelques années, elle a réussi à créer la surprise l’année dernière en ne s’inclinant qu’en finale face à l’Angola lors des championnats d’Afrique. Néanmoins, il est peu de dire que l’Égypte aura fort à faire pour se sortir du premier tour. Avec des équipes comme le Brésil, l’Espagne, la France et la Serbie, les quatre premières places vont être difficiles à atteindre.

Le point fort : la jeunesse du groupe. Victorieuse du championnat continental des 18 ans et moins en 2008, 2010 et 2014, troisième en 2012, la sélection égyptienne bénéficie actuellement d’une génération dorée. Avec une moyenne d’âge qui devrait avoisiner les 23 ans lors de la Coupe du monde, l’Égypte peut compter sur des talents se développant aux États-Unis, dans les championnats universitaires, tels Assem Marei, incertain après une opération au genou mais meilleur marqueur égyptien du dernier Afrobasket.

Le point faible : l’inexpérience. Non qualifiée aux Jeux olympiques depuis 1992, absente des championnats du monde depuis 1994 et majoritairement composée de jeunes joueurs, la sélection égyptienne va devoir affronter des équipes beaucoup plus chevronnées et plus fortes physiquement. Dans ce style de compétition, si la jeunesse est le gage d’une équipe en devenir et talentueuse, il peut également être un handicap.

Le joueur à suivre : Assem Marei. Sa participation est encore incertaine mais son parcours avec l’Égypte lors du dernier Afrobasket en fait le pilier de la sélection. Meilleur joueur du tournoi dans la raquette, avec 81 rebonds captés, l’ailier de l’université du Minnesota devrait, si son genou le lui permet, être l’atout numéro un des Égyptiens.*

Les matchs du premier tour (à Grenade) :

Égypte – Serbie (le 30 août à 18h [GMT+2]) : 64-85
Espagne – Égypte (le 31 août à 15h30 [GMT+2]) : 91-54
France – Égypte (le 1er septembre à 18h00 [GMT+2]) : 94-55
Égypte – Iran (le 3 septembre à 22h [GMT+2]) : 73-88
Brésil – Égypte (le 4 septembre à 22h [GMT+2]) : 128-65

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Seule représentante de l’Afrique de l’Ouest, la sélection sénégalaise est la dernière qualifiée des équipes africaines, ayant fini à la troisième position des championnats d’Afrique de basketball, devançant la Côte d’Ivoire d’un seul point dans le match pour le podium (57-56). Formation du continent la moins capée en Espagne, avec seulement trois participations à une Coupe du monde, le Sénégal devra se tirer d’un groupe relevé mais potentiellement accessible. Si l’Argentine et la Grèce semblent au-dessus du lot, c’est face à la Croatie et à Porto Rico que les Sénégalais devront arracher leur qualification.

Le point fort : Gorgui Dieng. Le pivot évoluant en NBA, aux Timberwolves du Minnesota, est capable de porter son équipe à la victoire. Impressionnant au début de l’année 2014, il s’est fendu d’un double-double avec 12 points et 11 rebonds lors du dernier match amical des Lions de la Teranga face à l’Espagne. Il sera sans doute le joueur plus surveillé de la sélection.

Le point faible : la moyenne d’âge des joueurs : 25 ans. Le groupe sénégalais est assez jeune et plutôt inexpérimenté. Seul l’arrière Maleye Ndoye, qui a bientôt 34 ans, a disputé une Coupe du monde, en 2006. Les autres sont des novices en la matière, ce qui peut s’avérer très préjudiciables malgré un groupe qui se connaît bien, puisqu’il est en majorité composé des joueurs ayant atteint les demi-finales de l’Afrobasket l’année dernière. Gare également à la maladresse. Les Sénégalais n’avaient totalisé que 40% de réussites aux tirs en Côte d’Ivoire.

Le joueur à suivre : Outre Gorgui Dieng, qui attirera forcément l’attention, la révélation pourrait venir de Pape Diatta, 20 ans. Avec les 18 ans et moins, il a décroché en 2012 l’Afrobasket à Maputo, ratant de peu le titre de meilleur joueur du tournoi. L’arrière de l’équipe Nike de Floride, s’il n’a pas encore l’expérience requise, pourrait être une des révélations du tournoi.

Les matchs du premier tour (à Séville) :

Grèce – Sénégal (le 30 août à 12h30 [GMT+2]) : 87-64
Sénégal – Porto Rico (le 31 août à 20h [GMT+2]) : 82-75
Croatie – Sénégal (le 1er septembre à 20h [GMT+2]) : 75-77
Sénégal – Argentine (le 3 septembre à 17h30 [GMT+2]) : 46-81
Sénégal – Philippines (le 4 septembre à 14h [GMT+2]) 79-81

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Par Mathieu OLIVIER

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