Justice

Sénégal : la chanteuse Amy Collé Dieng arrêtée pour offense au chef de l’État

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Mis à jour le 04 août 2017 à 20h19
Un officier de police sénégalais à Dakar, en octobre 2011 (image d'illustration).

Un officier de police sénégalais à Dakar, en octobre 2011 (image d'illustration). © Rukmini Callimachi/AP/SIPA

La chanteuse sénégalaise Amy Collé Dieng a été interpellée jeudi soir dans le quartier du Plateau, à Dakar, suite à la diffusion d’un enregistrement audio – dont l’origine demeure inconnue – où elle critique le président Macky Sall.

La chanteuse de « mbalakh » Amy Collé Dieng se trouve actuellement en garde à vue pour « offense au chef de l’État » et « diffusion de fausses nouvelles », a confirmé une responsable de la police de Dakar jointe au téléphone par Jeune Afrique.

En cause, un enregistrement diffusé quelques jours plus tôt sur des sites d’informations sénégalais, dans lequel la chanteuse déclare que « le chef de l’État est un bandit froid, un manipulateur qui emprisonne les innocents et est prêt à tout pour garder le pouvoir ». « J’appelle les Sénégalais à se lever contre la tyrannie du président Macky Sall », poursuit-elle dans le document.

Six mois à deux ans de prison encourus

Des critiques envers le chef de l’État qui pourraient lui valoir une peine de six mois à deux ans de prison et une amende de 100 000 à 1 500 000 francs CFA, selon l’article 254 du code pénal. Quant à la « diffusion de fausses nouvelles », elle est passible d’un à trois ans de prison et d’une amende de 100 000 et 1 500 000 francs CFA (article 255 du même code).

Une affaire similaire avait défrayé la chronique au début du mois de juin. Quatre personnes avaient alors été arrêtées après avoir diffusé sur la messagerie instantanée WhatsApp un photomontage mettant en scène un homme nu avec le visage de Macky Sall. Le juge d’instruction les avait inculpées et placées sous mandat de dépôt, pour « diffusion d’image contraire aux bonnes mœurs et association de malfaiteurs ».

Les deux affaires interviennent dans un climat politique tendu au Sénégal. La large victoire revendiquée par la majorité présidentielle aux élections législatives du dimanche 30 juillet est contestée par l’opposition menée par le maire de Dakar, Khalifa Sall, et l’ancien président Abdoulaye Wade.

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