Politique

Mohammed VI : le Maroc peut intégrer « le concert des pays émergents »

Le roi du Maroc Mohammed VI, le 31 juillet 2014 à Rabat.

Le roi du Maroc Mohammed VI, le 31 juillet 2014 à Rabat. © AFP

Lors de son discours, mercredi, à l’occasion de la « Fête de la révolution, du roi et du peuple, Mohammed VI a estimé que le Maroc avait vocation à intégrer « le concert des pays émergents », soulignant que les prochaines années seraient « décisives » pour atteindre cet objectif.

Le Maroc a "rendez avec l’Histoire". Le 20 août, lors de son discours à l’occasion de la "Fête de la Révolution du roi et du peuple, Mohammed VI a soutenu que son pays avait vocation à intégrer le club "des pays émergents".

Sur un ton volontairement optimiste, le souverain chérifien a affirmé que le modèle de développement marocain a "atteint un niveau de maturité qui l’habilite" à faire cette "entrée méritée" dans un club qui comprend celui des Brics (Brésil-Russie-Inde-Chine-Afrique du Sud). "L’économie nationale a connu une transformation profonde dans sa structure et une grande diversification dans ses secteurs productifs", a fait valoir Mohammed VI, soulignant "un taux de croissance élevé et constant (…) au Maroc, en dépit des retombées de la crise mondiale".

Parmi les réussites, Mohammed VI cite également le développement des infrastructures, une amélioration "du climat des affaires", la création de "pôles compétitifs" ou encore "l’essor" des énergies renouvelables.

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Ne pas céder "à l’autosatisfaction"

"Les prochaines années seront décisives pour préserver les acquis, corriger les dysfonctionnements et stimuler la croissance et l’investissement", a toutefois prévenu le roi, appelant à ne pas céder "à l’autosatisfaction".

Pays de 35 millions d’habitants, le Maroc a connu en effet ces dernières années des taux de croissance compris entre 2 % et 5 %, malgré la crise en Europe, son principal partenaire. Son économie demeure toutefois grandement tributaire du rendement du secteur agricole, qui représente près de 20% du PIB.

Après avoir culminé à plus de 7% en 2012, le déficit public a, de son côté, été ramené à 5,5 % en 2013 et devrait repasser sous la barre des 5 % l’an prochain.

(Avec AFP)

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