Politique

État islamique : 5 pays arabes s’unissent pour lutter contre les jihadistes

L’Arabie saoudite, le Qatar, l’Égypte, les Émirats arabes unis et la Jordanie ont convenu dimanche de la nécessité de lutter contre les jihadistes de l’État islamique (EI).

Par
Mis à jour le 25 août 2014 à 13:42

Des hommes de l’EI à Raqqa, en juin 2014. © Welayat Raqa/HO/AFP

Au terme d’une réunion ministérielle qui s’est tenue dimanche 24 août à Jeddah, en Arabie saoudite, cinq pays arabes – le Qatar, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et la Jordanie –  ont indiqué dans un communiqué avoir discuté de "la progression de l’idéologie terroriste et extrémiste, et des troubles que connaissent certains pays arabes", faisant allusion aux avancées des jihadistes de l’État islamique (EI) en Irak et en Syrie.

Ils ont également examiné "les graves répercussions" sur "les États de la région et la menace que [ces jihadistes] représentent pour la sécurité et la paix mondiales". Les cinq pays arabes se sont penchés plus particulièrement sur "les développements de la situation en Syrie" et ont conclu à "une convergence de vues sur les questions évoquées et sur la nécessité d’agir sérieusement (…) pour préserver la sécurité et la stabilité des États arabes", souligne le communiqué.

>> Lire aussi : Arabie saoudite : pour le grand mufti, l’État islamique et Al-Qaïda sont les ennemis n°1 de l’islam.

L’Irak "a besoin d’aide"

En effet, le jour de la réunion, la Syrie s’est enfoncée un peu plus dans le chaos. L’EI a pris l’aéroport militaire de Tabqa, dernier bastion du régime de Bachar al-Assad dans la province septentrionale de Raqqa, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) et la télévision syrienne. L’OSDH a fait état de 541 morts au terme des affrontements entre les jihadistes et l’armée régulière. La province de Raqqa devient ainsi la première du pays à passer sous le contrôle des jihadistes.

En Irak aussi, l’aide de la communauté internationale se fait pressante. L’EI a lancé un nouvel assaut pour s’emparer de la principale raffinerie du pays, à Baïji (200 km au nord de Bagdad). L’Irak "a besoin d’aide et de soutien de la part de tout le monde (…) de toutes les forces contre le terrorisme", a indiqué le chef de la diplomatie irakienne, Hoshyar Zebari, lors d’une conférence de presse dimanche.

Résultats soumis aux autres membres

Les résultats de la rencontre devraient être soumis aux autres membres de la Ligue arabe, constituée de 22 pays au total.

La réunion s’est tenue à huis clos. Elle a regroupé, autour du ministre saoudien des Affaires étrangères le prince Saoud al-Fayçal, ses homologues d’Égypte, des Émirats arabes unis et du Qatar ainsi qu’un conseiller de Jordanie, représentant "les pays arabes membres du comité de contact international sur la Syrie".

Possibles frappes américaines

De leur côté, les États-Unis mènent déjà des raids aériens dans le nord de l’Irak pour stopper la progression des jihadistes de l’EI et pourraient, selon la presse, envisager d’élargir leurs frappes en Syrie. Ces éléments ont été évoqués après l’exécution récente du journaliste américain James Foley par l’EI, enterré dimanche.

(Avec AFP)