Politique

Libye : l’Égypte met en garde contre les répercussions de la crise dans les pays voisins

| Par Jeune Afrique
Les ministres des Affaires étrangères des pays bordant la Libye, se retrouvent le 25 août 2014.

Les ministres des Affaires étrangères des pays bordant la Libye, se retrouvent le 25 août 2014. © AFP

Lors d’une réunion au Caire, lundi, l’Égypte a sonné le tocsin contre un possible débordement des violences qui touchent la Libye dans les pays voisins. Le ministre des Affaires étrangères a recommandé d' »éviter les interventions étrangères » contre des « groupes terroristes ».

L’Égypte a mis en garde, lundi 25 août, contre les répercussions de la crise libyenne dans les pays voisins. Lors d’une réunion au Caire des chefs de la diplomatie de la Libye et de ses six voisins, le ministre des Affaires étrangères égyptien Sameh Choukri s’est exprimé sur la situation libyenne, deux jours après qu’une milice islamiste a accusé l’Égypte et les Émirats Arabes unis d’avoir bombardé ses positions dans la capitale libyenne. Ce que l’Égypte a "catégoriquement" nié.

"Depuis longtemps nous avons constaté les répercussions de la situation en Libye sur la sécurité des pays voisins," a indiqué Sameh Choukri. Depuis la chute en octobre 2011 de Mouammar Kadhafi après huit mois de rébellion soutenue par les Occidentaux, les autorités libyennes ne parviennent pas à contrôler les dizaines de milices formées d’ex-insurgés qui font la loi en Libye, en l’absence d’une armée et d’une police régulières bien entraînées.

Sameh Choukri a affirmé que "les groupes terroristes" en Libye ne "limitaient plus leurs activités à des opérations" dans ce pays, mais pratiquaient également "le trafic d’armes et d’êtres humains" et "violaient les frontières", "ce qui porte atteinte à la souveraineté des pays voisins et pourrait menacer leur stabilité". Il a également averti que la situation pourrait avoir des "répercussions sur les intérêts de pays en dehors de la région, ce qui pourrait conduire vers différentes formes d’interventions dans les affaires de la Libye et il faut œuvrer à les éviter".

Dans l’attente d’un message fort

Les violences se sont intensifiées en Libye depuis la mi-juillet, notamment à Tripoli où des milices nationalistes affrontent des groupes islamistes pour le contrôle de l’aéroport.

> > Lire aussi : Libye : la violence se double d’une crise politique

Le ministre égyptien a également appelé les participants à la réunion à adopter une proposition égyptienne visant à "rétablir le rôle de l’État et à œuvrer pour le désarmement des milices". Outre Sameh Choukri, les ministres des Affaires étrangères de la Libye, de l’Algérie, de la Tunisie, du Tchad et du Soudan ainsi qu’un représentant du Niger et le secrétaire général de la Ligue arabe participent à la réunion au Caire.

Peu avant le début de la réunion, le ministre libyen des Affaires étrangères Mohamed Abdelaziz avait indiqué que son pays "attendait du conseil de sécurité des Nations unies une prise de décision et l’envoi d’un message fort concernant le conflit armé en Libye et la fin des combats".

> > Lire aussi : Libye : le Parlement qualifie de "terroristes" les islamistes et les jihadistes

Les représentants des six voisins de la Libye s’étaient déjà réunis mi-juillet en Tunisie en présence de l’ambassadeur libyen dans ce pays. Ils avaient alors appelé au dialogue entre les factions et annoncé la mise en place de commissions sécuritaire et politique pour tenter d’aider la Libye à sortir de l’anarchie.

(Avec AFP)
 

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