Politique

Égypte : le Caire dément une quelconque implication militaire en Libye

L’Égypte a une nouvelle fois démenti toute implication directe dans les récents bombardements de positions de milices islamistes en Libye. Le pays répondait aux accusations formulées, lundi, par des responsables américains anonymes cités par le « New York Times ».

Par
Mis à jour le 26 août 2014 à 20:05

Un chasseur F16 des Émirats Arabes Unis. © Angelo Cucca

Ce n’est pas la première fois que les autorités égyptiennes démentent une quelconque opération militaire en territoire libyen. Une semaine après les accusations formulées par les groupes islamistes armés visés par ces frappes aériennes, celles-ci ont été portées à leur tour dans le New York Time par des responsables américains restés anonymes.

"Je n’ai vu aucune déclaration officielle des États-Unis à ce sujet, il y a certaines rumeurs dans les médias mais, avec tout le respect que j’ai pour ces derniers, les informations des médias ne sont pas toujours crédibles et précises" a déclaré Sameh Choukri, le ministre égyptien des Affaires étrangères, mardi 26 août, devant la presse.

Gouvernement alternatif

Sameh Choukri s’exprimait au Caire, à l’occasion d’une visite de Mohamed Abdelaziz, son homologue de l’exécutif provisoire libyen, et d’Aguila Salah Issa, le président du Parlement libyen nouvellement élu. L’Égypte a donc profité de cette visite officielle pour renouveler son soutien au Parlement ainsi qu’à l’exécutif provisoire libyens.

"Le soutien de l’Égypte va toujours à la légitimité, la légitimité représentée par le Parlement et le nouveau gouvernement qui va être formé", a précisé Sameh Choukri alors même que l’assemblée sortante libyenne, le Conseil général national (CGN) a chargé, lundi, un pro-islamiste de former un gouvernement alternatif

Les responsables américains ont également accusé les Émirats d’avoir mené des raids contre les combattants islamistes en Libye. Les Émirats n’ont, pour leur part, pas encore réagi à ces accusations.

(Avec AFP)