Droits de l’homme

Guinée équatoriale : Obiang Nguema appelle l’opposition au « dialogue national »

| Par Jeune Afrique
Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, le 5 août 2014.

Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, le 5 août 2014. © AFP

Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a appelé toutes les composantes politiques du pays, y compris l’opposition en exil, à participer à un « dialogue national » en novembre prochain. Il prône l’unité du pays pour le « sauver du plan diabolique archi-connu des prédateurs internationaux ».

"Nous invitons tous les partis politiques légalisés en Guinée équatoriale et les forces politiques de l’intérieur et de l’extérieur du pays (…) à assumer leurs devoirs et leurs obligations pour contribuer au vaste programme de développement politique, économique et socioculturel" du pays, a déclaré, samedi 30 août, le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, lors d’une cérémonie officielle à Bata.

"Une rencontre de dialogue est convoquée entre le gouvernement, tous les partis politiques légalisés et les autres forces politiques de Guinée équatoriale non identifiées, pour novembre de cette année 2014", a annoncé le chef de l’État, selon la traduction officielle de son discours.

"Le gouvernement ouvre cette opportunité et invite toutes les forces politiques équato-guinéennes qui vivent à l’étranger à revenir dans le pays, pour participer à ce dialogue, pour qu’elles puissent de manière appropriée légaliser leurs partis politiques ou, le cas échéant, se réinsérer dans les partis légalisés, conformément aux lois en vigueur", a-t-il expliqué.

Obiang a précisé que l’ordre du jour et le programme de travail de la table-ronde seront approuvés par les deux délégations, le gouvernement et les partis politiques.

"Le plan diabolique des prédateurs internationaux"

Arrivé au pouvoir par un coup d’État en 1979, Teodoro Obiang Nguema, 72 ans, avait été réélu en 2009 avec plus de 95,37 % des voix. Son régime est régulièrement dénoncé par les organisations de défense des droits de l’Homme pour sa violente répression à l’encontre des opposants politiques, des organisations indépendantes de la société civile et des médias, ainsi que pour l’ampleur de la corruption dans le pays.

>> Lire aussi Guinée équatoriale : selon HRW, Obama doit inviter Obiang à mettre fin à la torture

Troisième producteur de pétrole subsaharien, la Guinée équatoriale est considérée par l’ONG Transparency international comme l’un des pays les plus corrompus au monde, classé au 163e rang sur 175.

"Unissons-nous pour défendre et sauver notre pays, la Guinée équatoriale, des plans et des machinations de nos ennemis et du plan diabolique archiconnu des prédateurs internationaux", a conclu dans son adresse le président Obiang Nguema.

(Avec AFP)

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