Politique

Tunisie : le député Mohamed Ali Nasri attaqué chez lui par des hommes armés

| Par Jeune Afrique
Le député Mohamed Ali Nasri.

Le député Mohamed Ali Nasri. © DR

Le député tunisien Mohamed Ali Nasri a été agressé dans la nuit par des hommes armés dans son domicile de Kasserine. Il s’est cassé une jambe dans sa fuite.

Mis à jour à 13h33.

Même si le ministère de l’Intérieur parle dans un communiqué de "tentative d’assassinat", les motivations de l’attaque par des hommes armés du domicile du député tunisien Mohamed Ali Nasri, à Kasserine dans la nuit de lundi à mardi 2 septembre, sont encore floues. Les assaillants dont l’identité n’est pas connue, ont tiré en l’air avant de faire irruption chez l’homme politique, élu à l’Assemblée nationale constituante sur une liste du Congrès pour la république (CPR) de Moncef Marzouki – il a depuis rejoint Nida Tounès, qu’il a également quitté en avril dernier.

Selon son frère, Mohamed Essghaier Nasri, l’élu a pu échapper à ses agresseurs mais s’est cassé la jambe en sautant le mur le séparant de la maison de ses voisins. Le porte-parole du ministère de l’intérieur, Mohamed Ali Aroui, a confirmé ces informations. Interrogé par Mosaïque FM, il a précisé que les agresseurs étaient au nombre de six. Les "terroristes" seraient descendus de Jebel Saloum, proche de la cité Ezzouhour ou habite Mohamed Ali Nasri.

À deux mois des législatives

"Vers 22h, je suis rentré à la maison (…) quelqu’un a frappé très fort et anormalement à la porte. J’ai ouvert et j’ai vu un homme armé cagoulé et derrière lui deux autres hommes", a raconté M. Nasri, lui aussi sur Mosaïque FM. "J’ai refermé la porte, et je me suis jeté de la fenêtre du 2e étage pour tomber sur la maison de mes voisins (…) des tirs ont retenti pendant au moins cinq minutes et lorsque ça s’est arrêté j’ai crié et les gens m’ont conduit dans ma voiture à l’hôpital."

Samedi dernier, le ministre tunisien de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou avait fait état de "menaces terroristes" pesant sur le bon déroulement des élections. C’est aussi à Kasserine, ville voisine du mont Chaambi, à la frontière algérienne, où les forces tunisiennes pourchassent depuis plus d’un an et demi un groupe lié à Al-Qaïda, que la maison Lotfi Ben Jeddou avait été attaquée fin mai.

>> Lire aussi Armée tunisienne : la grande désilusion

Cette nouvelle attaque intervient à moins de deux mois des législatives prévues le 26 octobre qui seront suivies un mois plus tard par la présidentielle, des scrutins devant doter la Tunisie d’institutions pérennes pour la première fois depuis la révolution de janvier 2011.

(Avec AFP)

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