Santé

Ebola : jusqu’où ira l’épidémie ?

Ebola a déjà fait plus de 1 900 morts, selon l'OMS. © AFP

Le virus Ebola continue à faire des victimes en Afrique de l'Ouest. Une situation  qui ne pourrait être maîtrisée avant au moins six à neuf mois, selon l'OMS, qui a livré mercredi le dernier bilan de l'épidémie.

"[Ebola] progresse" et le bilan des victimes ne cesse de s’alourdir. Margaret Chan, directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’a répété, le 3 septembre, au cours d’une conférence de presse. Désormais, le dernier décompte fait état de plus de 1 900 morts sur 3 500 cas confirmés. Et l’OMS ne pense pas pouvoir mettre fin à l’épidémie avant plusieurs mois. "Une mobilisation internationale est donc nécessaire", a-t-elle lancé.

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"Avec une réponse internationale coordonnée, une mobilisation des fonds et l’arrivée d’experts techniques, nous espérons stopper toute transmission dans les six à neuf mois", a indiqué Margaret Chan.

Feuille de route de l’OMS

Citant la feuille de route de l’OMS dévoilée récemment pour combattre cette épidémie, elle a expliqué que "dans les trois pays où la flambée d’Ebola est la plus intense (Guinée, Liberia et Sierra Leone) l’Organisation internationale veut inverser la tendance de l’infection dans les trois mois". En RDC, qui connaît des cas isolés d’Ebola, et au Sénégal, où un voyageur venant de Guinée a contracté le virus, "nous voudrions arrêter cette transmission localisée dans les huit semaines", a-t-elle détaillé.

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Le Dr David Nabarro, coordinateur des Nations unies pour Ebola, a de son côté évalué "à au moins 600 millions de dollars, et peut-être beaucoup plus", le montant de l’aide nécessaire pour les pays touchés. "Le véritable défi, a-t-il expliqué, est de permettre aux personnels de santé dans ces pays de retourner au travail. Pour cela, il faut leur fournir le matériel et les équipements dont ils ont besoin, ainsi que l’argent pour les payer".

"C’est la priorité, et nous espérons pouvoir créer les conditions nécessaires [pour leur retour au travail] dans les prochaines semaines", a ajouté le Dr Nabarro.

Les autorités sanitaires internationales sont alarmistes face à la progression de cette épidémie d’Ebola, la pire jamais observée depuis l’apparition de la maladie en 1976.

(Avec AFP)

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