Économie

Guinée : Vale toujours intéressé par le fer du Simandou

Le groupe minier Vale espère toujours développer les gisements de fer du nord du mont Simandou, en Guinée. Le brésilien, dont les permis miniers sont contestés en justice, se dit prêt à patienter et même à discuter avec l’anglo-australien Rio Tinto.

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Mis à jour le 27 novembre 2015 à 14:18

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Les deux blocs 1 et 2 du Mont Simandou sont situés sur la partie nord et non au sud comme indiqué dans une version précédente de l’article.

Murilo Ferreira, le patron du groupe brésilien Vale – et que la rumeur annonce comme le prochain ministre des Mines du pays – espère toujours développer les gisements de fer du nord du mont Simandou, en Guinée. Même si ses permis miniers sont contestés en justice du fait de son association avec l’israélien controversé Beny Steinmetz Group Ressources (BSGR).

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Cessions d’actifs

« Ce gisement de fer est stratégique pour le groupe. Ce dernier est d’ailleurs en train de se recentrer sur ce seul minerai, en abandonnant notamment sa filiale consacrée aux phosphates et aux engrais – en témoignent ses récentes cessions d’actifs dans ce domaine au Mozambique et en Argentine », analyse Ivo Fouto, ancien vice-président de Vale. Lequel a rejoint l’ex-PDG Roger Agnelli, dont il est proche, au sein du groupe agro-industriel et minier AGN, présent au Mozambique. « Le groupe est prêt à patienter pour le Simandou : les cours sont au plus bas », estime-t-il.

Vale serait même prêt à discuter avec Rio Tinto, détenteur des gisements du sud du Simandou, pour trouver une solution logistique commune dans le projet. Reste que le géant anglo-australien, qui espère encore récupérer en justice l’ensemble des licences minières du massif guinéen, est pour le moment peu disposé à négocier.