Politique

Mozambique : démantèlement d’un réseau de trafiquants d’ivoire

| Par Jeune Afrique
Eléphants d’Afrique.

Eléphants d'Afrique. © AFP

La police mozambicaine a démantelé un réseau de trafiquants d’ivoire responsables de la mort d’au moins 39 éléphants, a annoncé mercredi l’ONG qui gère le parc national de Niassa, dans l’extrême nord du pays.

Six suspects, mozambicains et tanzaniens, ont été arrêtés, ce week-end, dans la réserve mozambicaine de Niassa, a indiqué mercredi 10 septembre la Wildlife Conservation Society (WCS), une ONG basée aux États-Unis, tandis que douze défenses ont été saisies pour une valeur de 115 000 euros.

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Ces arrestations ont été possibles grâce "au renforcement de la sécurité et au travail de renseignement", s’est félicité Cristian Samper, le président de la WCS, qui voit dans cette opération un coup symbolique important porté au trafic d’ivoire dans cette région, frontalière de la Tanzanie.

1500 éléphants du parc de Niassa tués en 2 ans

Selon un recensement de 2011, le parc de Niassa abritait 12.000 éléphants : WCS estime que les braconniers en ont tué environ 1 000 l’an dernier et déjà 500 cette année. Au total, entre 67 000 et 100 000 éléphants ont été tués en Afrique ces trois dernières années, selon différentes sources.

Au début du XXe siècle, il y avait 20 millions d’éléphants en Afrique. Leur nombre est tombé à 1,2 million en 1980 et tourne aujourd’hui autour de 500 000, bien que le commerce d’ivoire ait été interdit en 1989 dans le monde, selon la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).

Haut lieu du braconnage des éléphants

Le braconnage est longtemps resté impuni au Mozambique, jusqu’au vote d’une législation plus répressive en juin cette année. La loi prévoit jusqu’à 12 ans de prison pour les braconniers.

Le Mozambique est considéré comme un des hauts lieux pour le braconnage des éléphants, certaines ONG redoutant leur extinction en huit à dix ans, en plus d’être une plateforme pour le transit de l’ivoire et les cornes de rhinocéros.

(Avec AFP)

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