Politique

Dix pays arabes rallient la coalition contre les jihadistes de l’État islamique

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Mis à jour le 12 septembre 2014 à 09:47

En visite jeudi à Jeddah, en Arabie saoudite, le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, a réussi à convaincre dix pays arabes de s’engager dans l’offensive contre l’État islamique.

La coalition contre l’État islamique mise en place par les États-Unis pourra compter sur le soutien de dix pays arabes. Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, a notamment réussi lors d’une réunion à Jeddah (Arabie saoudite) à convaincre le poids lourd saoudien.

Washington, les pays du Golfe, l’Égypte, l’Irak, le Liban et la Jordanie "ont déclaré leur engagement partagé à se tenir unis contre la menace que pose pour la région et le monde le terrorisme, y compris le soi-disant EI", selon un communiqué commun, au terme de sept heures de tractations. Ce soutien ferme des pays arabes inclut leur accord à "se joindre, le cas échéant, à une campagne militaire coordonnée", précise le communiqué sans entrer dans les détails.

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Toutefois, "aucun pays ne parle de placer des troupes au sol et nous ne pensons pas qu’il y en ait besoin", a souligné John Kerry devant la presse. À la télévision ABC, il a été encore plus clair: "Pas de troupes combattantes américaines au sol, point à la ligne".

Il aussi affirmé sur les chaînes CNN et CBS que les États-Unis n’étaient "pas en guerre contre l’État islamique", mais conduisaient une "très importante opération anti-terroriste".

Le chef de la diplomatie américaine poursuivra sa tournée vendredi à Ankara puis au Caire samedi pour rencontrer le chef de la Ligue arabe.

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Aux yeux de diplomates américains, l’Arabie saoudite doit être l’"élément clé de la coalition par sa taille, son poids économique et sa portée religieuse avec les sunnites". Après l’appel téléphonique de Barack Obama mercredi au roi Abdallah d’Arabie, John Kerry a eu un entretien avec lui jeudi soir. Ils sont tombés d’accord pour renforcer l’aide à l’opposition syrienne modérée. Les Saoudiens pourraient former et entraîner des rebelles syriens, qui combattent à la fois le régime de Bachar al-Assad et l’EI.

Les États-Unis entendent aussi "renforcer (leurs) bases" dans le Golfe et accroître "les vols de surveillance" avant d’éventuelles frappes en Syrie, selon un responsable du département d’État. Le Pentagone va commencer à baser une partie de ses avions à Erbil, au Kurdistan irakien.

L’engagement des États-Unis contre l’État islamique est un tournant pour le président Obama, élu fin 2008 sur sa volonté de tourner la page d’une décennie de guerres en Irak et en Afghanistan.

(Avec AFP)