Justice

Tunisie : un parti islamiste radical suspendu pour un mois

| Par Jeune Afrique avec AFP
Un membre du parti islamiste Hizb Ettahrir lors d'un rassemblement à Sidi Bouzid en décembre 2013.

Un membre du parti islamiste Hizb Ettahrir lors d'un rassemblement à Sidi Bouzid en décembre 2013. © Aimen Zine/AP/SIPA

La justice tunisienne a suspendu mardi les activités du parti islamiste radical Hizb ut-Tahrir, notamment pour « incitation à la haine », a indiqué le Parquet.

« Les activités du parti ont été suspendues pour un mois à partir d’aujourd’hui (mardi 6 juin) », a affirmé le porte-parole du Parquet, Sofiène Sliti.

Cette formation politique, qui prône l’instauration d’un califat en Tunisie, est en contravention avec le décret de 2011 régissant les partis, en raison de son « incitation à la haine et de ses appels à mettre en place un califat », a expliqué le responsable.

« Il s’agit d’un parti qui ne reconnaît pas le caractère civil de l’État », a par ailleurs fait valoir le ministre de l’Intérieur, Hédi Majdoub.

Précédentes interdictions

Contacté par l’AFP, le parti Hizb ut-Tahrir n’était pas joignable dans l’immédiat.

C’est la deuxième fois que les activités de ce parti islamiste radical sont suspendues à la demande des autorités. Mais, la justice avait annulé cette première décision en août 2016 pour « vice de forme ».

Le dernier congrès annuel de Hizb ut-Tahrir a été interdit en juin 2016 pour « raisons de sécurité », en vertu de l’état d’urgence en vigueur depuis un an et demi suite à une série d’attentats jihadistes.

 

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