Politique

Libye : rencontre entre les différents protagonistes sous l’égide de l’ONU fin septembre ?

| Par Jeune Afrique
Un barrage de l’armée libyenne dans la banlieue de la capitale Tripoli, le 10 septembre 2014.

Un barrage de l'armée libyenne dans la banlieue de la capitale Tripoli, le 10 septembre 2014. © AFP

Pour tenter de mettre fin à la crise sécuritaire et institutionnelle qui règne dans le pays, la mission de l’ONU en Libye (UNSMIL) a proposé lundi la tenue d’une réunion de dialogue le 29 septembre entre les différents protagonistes.

Deux gouvernements et deux parlements concurrents qui se disputent la légitimité politique, des milices qui s’affrontent pour le contrôle de l’aéroport de Tripoli… La situation sécuritaire et le fonctionnement des institutions en Libye est chaotique. Pour tenter d’apaiser les tensions, la mission des Nations unies dans le pays (UNSMIL) a décidé lundi 22 septembre d’offrir ses bons offices.

"L’ONU proposera sous peu une première réunion de dialogue lundi 29 septembre, entre des délégations qui représentent les différentes parties du conflit libyen", a indiqué l’UNSMIL dans un communiqué. "La réunion devrait se tenir en Libye", a précisé une source de l’UNSMIL sans en révéler le lieu exact.  

Le dialogue proposé par l’UNSMIL sera fondé sur la légitimité des institutions élues, en l’occurrence la Chambre des représentants issue des élections du 25 juin, sur le rejet du terrorisme et sur le respect des droits de l’Homme et de la déclaration constitutionnelle, sorte de mini-constitution qui régit le pays depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Passation du pouvoir

Selon l’UNSMIL, la réunion doit aboutir à un accord sur le règlement intérieur de la Chambre des représentants et sur d’autres questions liées à la gouvernance du pays. Un accord devrait également être trouvé sur un lieu et une date pour la passation du pouvoir entre le Congrès général national (CGN, le parlement sortant) et la Chambre des représentants, un des points de discorde entre les islamistes et leurs rivaux.

La Chambre des représentants et le gouvernement d’Abdallah al-Theni sont reconnus par la communauté internationale mais sont contestés par une coalition de groupes armés, notamment islamistes et de la ville de Misrata (à l’est de Tripoli), qui ont pris le contrôle de la capitale libyenne après avoir conquis l’aéroport aux dépens des milices pro-gouvernementales de Zenten (au Sud-Ouest).

>> Lire aussi : Le Drian sonne le tocsin contre les jihadistes en Libye…

"Occasion à ne pas perdre"

La ministre italienne des Affaires étrangères, qui doit prendre la tête de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a estimé lundi que l’initiative de dialogue de l’ONU était "une occasion à ne pas perdre".

"Nous sommes au début d’un parcours de stabilisation progressive que les parties se doivent de faire aboutir pour le bien de tous les Libyens, avec le soutien de la communauté internationale", a-t-elle dit dans un communiqué à Rome.

"En ce qui concerne l’Italie, nous avons suivi les choses de près pendant tous ces mois, et soutenu les efforts de pacification", a ajouté Federica Mogherini, rappelant que l’Italie était "un des rares pays à avoir maintenu son ambassade ouverte en Libye".

(Avec AFP)

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