Défense

Un touriste français enlevé dimanche dans l’est de l’Algérie

| Par Jeune Afrique
La Kabylie est l’un des terrains d’action d’Al-Qaïda au Maghreb islamique.

La Kabylie est l'un des terrains d'action d'Al-Qaïda au Maghreb islamique. © AFP

Plusieurs sources sécuritaires et judiciaires citées par l’AFP ont confirmé lundi l’enlèvement d’un ressortissant français, dimanche, dans l’est de l’Algérie.

Mis à jour à 20h21.

Un touriste français de 55 ans a été enlevé dimanche 21 septembre au soir près de Tizi Ouzou, dans l’est de l’Algérie, selon des sources sécuritaires et judiciaires citées par l’Agence France-Presse (AFP). L’homme dont l’identité n’a pas encore été dévoilée effectuait une randonnée en Kabylie. Selon nos informations, une opération de recherche a été déclenchée par les services de securité pour tenter de localiser les ravisseurs.

Le maquis de Kabylie est connu pour être une des zones d’action d’Aqmi, dont les combattants se cachent dans les grottes de la vallée de Berrekmouche. L’identité du Français n’a pas été officiellement dévoilée, mais selon des sources diplomatiques il s’agirait de Hervé Gourdel, guide de haute-montagne dans le parc naturel du Mercantour, domicilé à Nice. Selon le site d’information algérien El Ahdath, il était arrivé en Algérie il y a quelques jours avec un visa touristique et avait loué avec des amis algériens un chalet à Tikjda, entre Tizi Ouzou et Bouira (120 km à l’est d’Alger). Le 18 septembbre, sur sa page Facebook, il confirmait être en Algérie et affirmait vouloir se rendre "dans le massif du Djurdjura".

Son enlèvement intervient alors que l’armée algérienne vient d’annoncer avoir tué la veille au soir en Kabylie un "chef terroriste", en clair un responsable islamiste armé. Lundi 22 septembre, l’État islamique a également diffusé un communiqué appelant ses partisans à riposter aux frappes lancées par la France et les États-Unis dans le nord de l’Irak en s’en prenant aux ressortissants de ces deux pays. "La meilleure chose que vous puissiez faire est de vous efforcer de tuer tout infidèle, qu’il soit Français, Américain ou d’un de leurs pays alliés", dit le message audio du groupe terroriste.

Le dernier enlèvement de Français en Algérie est celui des moines de Tibhirine, dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, dans leur monastère isolé près de Medea (sud d’Alger). Les sept religieux avaient ensuite été assassinés au mois de mai. Précédemment, le 24 octobre 1993, trois fonctionnaires du Consulat de France avaient aussi été enlevés en plein centre d’Alger. Ils avaient été libérés une semaine plus tard avec l’ordre de transmettre l’ultimatum du Groupe islamiste armé (GIA) donnant aux étrangers un délai d’un mois pour quitter le pays.

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