Politique

Trois jihadistes présumés parviennent à rentrer en France sans être arrêtés

| Par Jeune Afrique
Un policier français.

Un policier français. © AFP

Après avoir annoncé, mardi, l’arrestation de trois hommes soupçonnés d’appartenir à une filière de recrutement de jihadistes, les autorités françaises ont indiqué qu’elles n’étaient pas parvenus à les interpeller à leur arrivée sur le sol français. Une situation d’autant plus embarrassante qu’un proche de Mohamed Merah, l’auteur d’une tuerie antisémite dans une école juive française en 2012, figurerait parmi les trois hommes.

C’est peut-être le cafouillage de l’année. Alors que le ministère français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait annoncé mardi 23 septembre, l’arrestation, à l’aéroport d’Orly, de trois hommes soupçonnés d’appartenir à une filière de recrutement de candidats au jihad en Syrie, une source policière a démenti l’information quelques heures plus tard. Les individus ne seraient pas arrivés comme prévu sur le sol français.

L’information a été confirmée par deux avocats des suspects, originaires de la région de Toulouse (sud-ouest), qui ont indiqué qu’ils étaient bien rentrés en France, mais qu’ils n’avaient pas été arrêtés à leur arrivée.

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Selon Me Pierre Dunac et Me Apollinaire Legros-Gimbert, les trois hommes n’ont pu embarquer dans le vol initialement prévu au départ de la Turquie et à destination de Paris, mais ils ont pris un vol suivant, à destination d’un aéroport de province, dont ils sont ressortis sans être inquiétés.

De source policière, l’un des trois suspects avait déjà été arrêté en 2007 dans une précédente affaire à caractère terroriste. Un autre se trouve être le mari de Souad Merah, soeur aînée de Mohamed Merah, un jeune de Toulouse, tué par la police en mars 2012 après avoir assassiné au nom du jihad sept personnes, dont plusieurs enfants d’une école juive de la ville.

Souad Merah a rejoint la Syrie via l’Espagne et la Turquie, avait annoncé en mai le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, en précisant qu’elle serait arrêtée en cas de retour en France.

(Avec AFP)

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