Médias

La presse algérienne choquée par l’assassinat du Français Hervé Gourdel

| Par Jeune Afrique
Un Algérien pose avec le quotidien El Watan le 7 octobre 2010 à Algérie.

Un Algérien pose avec le quotidien El Watan le 7 octobre 2010 à Algérie. © AFP

Les journaux algériens se disaient jeudi « sous le choc » après la décapitation d’Hervé Gourdel, otage français enlevé en Algérie par les « Soldats du califat », un groupuscule jihadiste lié à l’État islamique.

À l’image du quotidien francophone El Watan, qui titre en une « Les Algériens sous le choc », la presse algérienne a largement dénoncé jeudi 25 septembre le sauvage assassinat, la veille, du Français Herve Gourdel. « Le choc psychologique est immense, l’impact médiatique l’est tout autant », souligne l’éditorialiste d’El Watan. El Moudjahid, quotidien gouvernemental, écrit pour sa part que la décapitation d’Hervé Gourdel « a horrifié et choqué les Algériens. Du plus humble des Algériens au plus haut sommet de l’État, ce crime a complétement bouleversé les Algériens ».

De son côté, le quotidien francophone Liberté titre en une « Odieux ! » avec une photo du guide en pleine escalade. Sous le titre « Lâche », l’éditorialiste de ce journal souligne que « l’exécution du touriste français (…) est un acte odieux qui nous renvoie à une décennie qu’on a du mal à oublier et dont les plaies peinent à se cicatriser » – faisant référence à la guerre civile qui a opposé dans les années 1990 l’armée à des groupes islamistes extrémistes, faisant 200 000 morts en Algérie.

« Aujourd’hui ,nous sommes tous Hervé Gourdel »

Les principaux quotidiens arabophones ont illustré l’information avec une photo tirée de la vidéo diffusée par le groupuscule « Jund al-Khilafa » (les « Soldats du califat »), quand l’otage était agenouillé, les mains derrière le dos, entouré de quatre hommes armés. « Jund al-Khilafa signe de manière sanglante son acte de naissance », titre El Khabar

Le chroniqueur politique de la radio publique chaîne III, qui est également son directeur, Chadly Boufaroua, a lui commencé sa chronique de jeudi par un « Aujourd’hui, nous sommes tous Hervé Gourdel ». « Le peuple algérien a vaincu le terrorisme et il ne peut en être autrement aujourd’hui », a-t-il assuré.

Le randonneur français avait été enlevé dimanche au lieu-dit Tizi N’kouilal, un carrefour routier au cœur du parc national du Djurdjura, un haut lieu du tourisme, devenu sanctuaire des groupes armés islamistes dans les années 1990. Il a été décapité par Jund al-Khilafa en représailles à l’engagement de la France dans la campagne aérienne américaine contre l’EI en Irak. Les recherches se poursuivaient jeudi pour retrouver son corps et arrêter ses ravisseurs.

(Avec AFP)

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3096_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte