Justice

Génocide au Rwanda : un suspect incarcéré et un autre libéré en Suède

| Par Jeune Afrique
Une cérémonie du souvenir en hommage aux victimes du génocide rwandais.

Une cérémonie du souvenir en hommage aux victimes du génocide rwandais. © AFP

Un Suédois d’origine rwandaise, soupçonné d’avoir participé au génocide de 1994, a été incarcéré en Suède à l’issue de sa garde à vue. Un Rwandais, également suspecté des mêmes faits, a en revanche été remis en liberté mercredi.

Si tous deux nient les faits qui leur sont reprochés, notamment la participation au génocide de 1994, un des deux hommes incarcéré en Suède a été incarcéré après sa garde à vue, tandis que le second a été libéré, mercredi 25 septembre, a indiquéTora Holst, la procureure en charge du dossier. "Seul l’un des deux hommes est incarcéré mais l’enquête visant les deux continue", a-t-elle précisé.

>>Lire aussi : "Génocide rwandais : visés par deux enquêtes, un Suédois et un Rwandais entendus en Suède"

Leur identité n’a pas été révélée. L’homme incarcéré est né en 1955, et a été naturalisé suédois. L’autre, né en 1962, est de nationalité rwandaise et réside légalement en Suède, à Luleå (Nord). La procédure pénale prévoit la possibilité d’une incarcération avant que le parquet prononce une inculpation.

Des précédents au Canada, en Finlande, en Norvège…

En juin, la justice suédoise avait confirmé en appel, pour la première fois de son histoire, la condamnation pour génocide, avec une peine de perpétuité pour un Rwandais naturalisé suédois. Stanislas Mbanenande, 55 ans, avait été reconnu coupable d’avoir "eu un rôle de commandement à un bas niveau" dans cinq massacres commis dans l’ouest du Rwanda.

Des témoins avaient accusé cet homme qui était ingénieur et instituteur de s’être comporté en chef de milice armé et portant des tenues militaires. Lui aussi niait toute implication.

"Les enquêtes en cours n’ont rien à voir avec cette affaire", a cependant affirmé mercredi Tora Holst. Des Rwandais ont déjà été condamnés au Canada, en Finlande, en Norvège, aux Pays-Bas, en Suisse et en France pour leur participation aux massacres.

(Avec AFP)

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