Immigration

Plus de 3 000 migrants ont péri en Méditerranée depuis début 2014

| Par Jeune Afrique
Un btaeau de migrants en Méditerranée.

Un btaeau de migrants en Méditerranée. © AFP

La traversée de la Méditerranée reste le voyage le plus meurtrier pour les migrants clandestins. Depuis début 2014, plus de 3 000 d’entre eux ont ainsi péri en chemin, selon l’Organisation internationale pour les migrations

Plus de 3 000 migrants ont péri en Méditerranée depuis janvier, soit plus du double à la même époque que lors du pic de 2011, année du Printemps arabe, selon les chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations.

>> Lire aussi : "Naufrage en Méditerranée : premiers témoignages de rescapés"

Depuis 20 ans, la Méditerranée est l’obstacle le plus mortel qui se dresse sur le chemin des migrants irréguliers. Depuis l’an 2000, plus de 22 000 migrants ont perdu leur vie dans ses eaux, sur 40 000 à l’international. En 2014, l’OIM a enregistré la mort de 4 077 migrants irréguliers dans le monde, dont les trois quarts pendant la traversée de cette même mer.

Depuis l’an 2000, plus de 22 000 migrants ont perdu leur vie en Méditerranée.

La majorité des migrants qui sont décédés aux portes de l’Europe, par noyade, asphyxie, faim ou froid, étaient originaires d’Afrique et du Moyen-Orient, selon les statistiques publiées par l’OIM. "Depuis un an, l’augmentation du nombre de morts s’explique surtout par la progression des morts en Méditerranée", explique l’OIM, qui reconnaît ne pas comprendre très bien cette tendance.

>> Lire aussi "Immigration : mort à crédit en Méditerranée"

Cela reflète probablement une augmentation spectaculaire du nombre de migrants qui tentent de rejoindre l’Europe. Plus de 112 000 migrants en situation irrégulière ont été détectés par les autorités italiennes au cours des huit premiers mois de 2014, près de trois fois plus que dans l’ensemble de l’année 2013.

Plus de 112 000 migrants ont été détectés par les autorités italiennes en 2014.

Les plus nombreux à être arrivés en Italie cette année sont les Syriens, dont le pays est ravagé par une guerre civile depuis plus de trois ans et demi, et les Érythréens, qui fuient leur pays pour échapper à la répression brutale du pouvoir, au service militaire à vie, et au travail forcé, non rémunéré et à durée illimitée.

(Avec AFP)

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