Politique

Mort d’Hervé Gourdel : la justice algérienne a lancé des poursuites contre 15 suspects

Par
Mis à jour le 2 octobre 2014 à 19:13

L’enquête se poursuit au sujet de l’enlèvement et à l’assassinat d’Hervé Gourdel. La justice algérienne a lancé des poursuites contre 15 personnes soupçonnées d’y avoir participé.

Les 15 suspects, tous en fuite et de nationalité algérienne, sont poursuivis notamment pour création d’un groupe armé terroriste, prise d’otage et assassinat avec préméditation, a précisé une source proche du dossier.

Parmi eux figure Abdelmalek Gouri, dit Khaled Abou Souleïmane, 37 ans, le chef de Jund al khalifa (Les soldats du califat), le groupe qui a revendiqué l’assassinat de Hervé Gourdel. L’autre principal suspect est son bras droit Abdallah Abou Meriem. La plupart des 13 autres membres de ce groupe avaient rejoint les rangs des islamistes armés durant les années 1990 en pleine guerre civile en Algérie.

>> Lire aussi : "Algérie : Jund al-Khilafa, des "soldats" pas si inconnus"

Les autorités algériennes avaient annoncé mardi avoir identifié des auteurs du rapt. L’enquête a été confiée à une juridiction d’Alger spécialisée dans les affaires de terrorisme et le crime organisé. A Paris, une information judiciaire a été parallèlement ouverte sur cette affaire.

Information tardive

Hervé Gourdel, un guide de haute montagne de 55 ans, avait été enlevé le 21 septembre à une centaine de kilomètres à l’est d’Alger par Jund al-Khilafa. Ce dernier l’a ensuite décapité en représailles, selon lui, à l’engagement de la France aux côtés des Etats-Unis dans les frappes aériennes contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak.

>> Lire aussi : "Algérie – O. Dehendi : "Nous avons supplié les terroristes de libérer Hervé Gourdel""

Des cadres du ministère de la Défense, cités par le quotidien francophone El Watan, avaient indiqué mercredi que l’information du rapt de l’otage français était parvenue tardivement aux autorités algériennes, ce qui a laissé le temps aux ravisseurs d’échapper aux militaires lancés à leur poursuite.

(Avec AFP)