Politique

Tunisie : ce que Ghannouchi a dit à Washington

Lors de sa visite à Washington, début octobre, le leader islamiste tunisien Rached Ghannouchi, patron d’Ennahdha, a rencontré des membres du Congrès et de l’administration américaine.

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Mis à jour le 8 octobre 2014 à 20:26

Le leader d’Ennahdha, Rached Ghannouchi. © AFP

Selon des sources au sein de l’ONG islamiste Center for the Study of Islam and Democracy (CSID), dont le siège est dans la capitale fédérale, il a proposé à ses interlocuteurs d’intervenir personnellement afin d’apaiser les tensions en Libye, au Yémen, au Soudan et en Inde, en échange d’une réhabilitation des Frères musulmans et de l’octroi d’un soutien financier à la Tunisie.

Faisant la promotion d’un islam moderne et modéré, Ghannouchi s’est prononcé, après les élections législatives et présidentielle, pour la nomination de figures consensuelles à la primature, à l’Assemblée et au gouvernement – ce qui est sans doute faire bon marché du verdict des urnes. Selon ces mêmes sources, c’est Bill Lawrence, président de l’Association tunisiano-américaine et consultant pour l’ONG Project on Middle East Democracy (Pomed), qui a organisé sa visite.

>> Lire aussi : début de la campagne électorale des législatives tunisiennes

Ancien directeur d’International Crisis Group Afrique du Nord, ce dernier a longtemps travaillé à l’ambassade américaine à Tripoli. Il a ensuite été chargé des affaires tunisiennes et libyennes au département d’État avant de se lancer dans le lobbying.