Politique

Syrie : deux drapeaux de l’État islamique flottent en périphérie de Kobané

Depuis lundi après-midi, les terroristes de l’État islamique (EI) ont hissé deux drapeaux aux limites est de Kobané, ville frontalière syrienne en état de siège depuis trois semaines.

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Mis à jour le 6 octobre 2014 à 16:43

La ville de Kobané en Syrie, visée par des frappes de la coalition, le 3 octobre 2014. © AFP

Rien ne semble arrêter l’État islamique. Malgré les frappes aériennes de la coalition internationale, conduite par les États-Unis, les hommes d’Abou Bakr Al-Baghdadi avancent vers Kobané. Deux drapeaux noirs du groupe terroriste ont été hissés, dans l’après-midi du 6 octobre, dans la partie orientale de cette ville située à l’est de la Syrie.

L’un des deux drapeaux a été planté sur une colline et un autre sur un bâtiment situé dans l’est de la ville. Interrogé, un responsable syrien local s’est toutefois refusé à confirmer que les jihadistes étaient entrés dans Kobané (Aïn al-Arab en langue arabe), théâtre de violents combats depuis plusieurs jours.

>> Lire aussi : Al-Baghdadi et le mythe du califat

Vingt jihadistes tués

Selon une ONG locale, "au moins 20 jihadistes de l’EI ont été tués durant la nuit [du 5 au 6 octobre] après s’être infiltrés à l’intérieur de Kobané, ville syrienne kurde qu’ils tentent de prendre depuis près de trois semaines".

Plusieurs témoins à la frontière entre la Syrie et la Turquie ont également indiqué que la ville Kobané est toujours secouée par de nombreux tirs de mortiers et parsemée d’épaisses fumées.

Depuis le 2 octobre pourtant, le Parlement turc a accordé son feu vert au gouvernement islamo-conservateur d’Ankara pour intervenir militairement contre l’EI en Syrie comme en Irak mais l’armée turque est restée jusque-là l’arme au pied. Celle-ci a cependant déjà déployé d’importants renforts, notamment des chars et des véhicules blindés, autour de son poste-frontière de Mursitpinar, juste en face de Kobané.

(Avec AFP)