Politique

Mali – Hervé Ladsous : « Il faut que les groupes armés tiennent leur parole »

« Que les responsables ne l’ignorent pas, ils seront châtiés », a déclaré mardi le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, lors d’un hommage aux neuf Casques bleus nigériens tués.

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Mis à jour le 7 octobre 2014 à 17:07

Des membres de la Minusma défilent le 14 juillet 2013 sur les Champs Elysées, à Paris. © AFP

Un hommage funèbre aux neuf Casques bleus nigériens tués au Mali a été rendu mardi 7 octobre à Bamako sur le parvis du siège de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), où étaient déposés les cercueils des neuf militaires, recouverts du drapeau bleu ciel des Nations unies

L’hommage a rassemblé des autorités maliennes, dont les ministres de la Défense Ba Ndao et des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, mais aussi des responsables de la Minusma et de l’opération militaire française au Sahel Barkhane.

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"Je voudrais vous dire à quel point nous avons vécu, depuis New York, l’intensité de cette tragédie, une tragédie qui vient après de nombreuses autres. Ce ne sont pas moins de 30 Casques bleus qui ont fait le sacrifice de leur vie depuis le début de la Minusma, déployée en juillet 2013", a rappelé à cette occasion le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous.

"Que les responsables (de cette attaque) ne l’ignorent pas, ils seront châtiés, ils seront poursuivis, ils payeront l’ignominie des actes qu’ils ont commis", a-t-il affirmé.

"En même temps, il faut que tous les groupes armés qui se trouvent dans le nord du pays se tiennent à leur parole, se conforment aux engagements qu’ils ont pris (…) pour faire en sorte que le nord du Mali retrouve la paix civile", a-t-il ajouté.

À la fin de la cérémonie, les cercueils ont été transportés dans un véhicule de l’ONU vers l’aéroport de Bamako pour être acheminés à Niamey.

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Les neuf soldats, tués le 3 octobre dans l’attaque d’un convoi du contingent nigérien de la Minusma dans la région de Gao (nord-est), ont tous été décorés à titre posthume. L’attaque a été revendiquée par un jihadiste malien proche du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

En marge de la cérémonie, un responsable de la Minusma a affirmé que le pire a été évité de justesse lors de l’attaque du 3 octobre.

Ce jour-là, un nombre indéterminé d’hommes à moto ont visé un convoi de ravitaillement composé d’une quarantaine de soldats nigériens dans divers véhicules dont un camion-citerne, d’après ce responsable. "Les terroristes à moto ont visé le camion-citerne. Heureusement qu’il ne contenait pas du carburant", a-t-il souligné.

(Avec AFP)