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Somalie : la prise de Barawe, nouveau coup dur pour les Shebab

Les opérations de sécurisation de la ville portuaire de Barawe, évacuée il y a quelques jours par les combattants shebab, se poursuivaient mardi.

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Mis à jour le 7 octobre 2014 à 17:45

Des soldats de l’Amisom en convoi se dirigent vers la ville de Barawe, le 5 octobre 2014. © AFP

"Les Shebab ne sont plus à Barawe", a déclaré lundi 6 octobre aux habitants Abdirisak Khalif Elmi, un des chefs de l’armée somalienne alors des tanks et des véhicules blindés patrouillaient dans la ville. Les combattants shebab avaient commencé à évacuer Barawe dès vendredi face à l’avancée de l’armée somalienne et de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

Certains soldats ont fouillé les maisons à la recherche d’armes, tandis que les troupes installaient leurs bases à la sortie de la ville, selon le gouverneur de la province de Basse-Shabelle, Abdukadir Mohamed Nur.

"Les opérations pour assurer la sécurité sont en cours", a-t-il déclaré par téléphone.

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Selon Ali Nurow, un habitant, des "tanks et d’autres véhicules blindés sont entrés ce (lundi) matin et des maisons ont été perquisitionnées, ils ont visé des maisons où vivaient des chefs shebab".

"La situation est calme et il n’y a pas de combat, seulement des tirs intenses en l’air de la part de troupes somaliennes et de l’Amisom, quand ils sont réentrés dans la ville", lundi, a déclaré de son côté un autre habitant, Isak Mohamed.

La prise de Barawe est un nouveau coup dur pour les shebab, un mois après la mort de leur chef suprême Ahmed Abdi "Godane", tué début septembre par une frappe américaine. C’est la première fois que la ville est sous contrôle d’une autorité centrale somalienne depuis 1991.

>> Pour aller plus loin : Dix choses à savoir sur Ahmed Umar Abou Oubaïda, le nouveau chef des Shebab

Outre l’aspect symbolique, les shebab perdent avec le port de Barawe, plateforme d’où ils exportaient du charbon de bois vers les pays du Golfe, l’une de leurs principales sources de revenus. "La Somalie s’éveille à un futur plus radieux", a estimé le représentant spécial de l’ONU, Nick Kay, sur Twitter.

(Avec AFP)