Politique

La force régionale contre Boko Haram sera opérationnelle en novembre

Les présidents Jonathan (à g.) et Issoufou ( à d.) le 7 octobre à Niamey © Hama Boureima /AFP

Les pays membres de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) et le Bénin ont annoncé, le 7 octobre à Niamey, la mise en place début novembre de la force régionale chargée de lutter contre Boko Haram.  

La force régionale dont la création avait été décidée en juillet pour lutter contre Boko haram sera composée de militaires du Niger, du Nigeria, du Tchad et du Cameroun. Le Bénin, invité au sommet qui s’est tenu mardi à Nyamey, n’a pas encore précisé la nature de sa contribution. Une seule certitude : les contingents militaires seront mis en place dès le 1er novembre et l’état-major sera fonctionnel le 20 novembre.

Dès l’ouverture des débats, le président nigérien Mahamadou Issoufou a rappelé la menace que constitue le groupe terroriste pour les pays du Sahel et du bassin du lac Tchad. "Jamais depuis l’accession à leur indépendance, la survie de nos pays n’a été aussi menacée par le terrorisme, par les forces de la division et par le crime organisé", a-t-il affirmé.

En marge de la réunion des chefs d’État, les responsables des armées de la Commission du bassin du lac Tchad et s’étaient retrouvés, le 6 octobre, pour élaborer les derniers détails de la force régionale, dont l’annonce de la mise en place intervient alors que rien ne semble pouvoir endiguer la montée en puissance de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria. Le groupe terroriste menace désormais de s’emparer de la capitale de l’Etat de Borno, Maiduguri, un carrefour régional important habité par près d’un million d’habitants. 

>>Lire aussi: Boko Haram, dix années de terreur

Sécurisation des frontières

Les combattants islamistes ont également pris le contrôle ces derniers mois de plusieurs localités frontalières de l’extrême-nord du Cameroun voisin, où ils multiplient les incursions malgré le déploiement de troupes d’élite de l’armée camerounaise.

Le Nigeria demande régulièrement à ses voisins de mieux sécuriser leurs frontières communes, afin d’éviter que les combattants de Boko Haram puissent s’y réfugier ou importer des armes. Le président Goodluck Jonathan a lourdement insisté sur le fait que son armée était "capable" de défaire le groupe armé, même s’il a dit "accepter" l’"assistance" des "pays frères".

L’armée nigériane peine pourtant à lutter contre le groupe armé qui annonce chaque jour de nouvelles prises. Près de 200 lycéennes enlevées en avril à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, par Boko Haram ne sont toujours pas libérées.

(Avec AFP)

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