Politique

Mali : à l’ONU, le gouvernement demande le déploiement d’une force de réaction rapide

Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, s’est adressé aux 15 pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies par vidéo-conférence mercredi depuis Bamako. Il a demandé l’ONU d’envisager le déploiement d’une force d’intervention rapide dans le nord du pays.

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Mis à jour le 8 octobre 2014 à 19:47

Le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, le 16 juin 2014 à Alger. © AFP

C’est un Abdoulaye Diop remonté qui s’est adressé aux 15 pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies par vidéo-conférence mercredi 8 octobre depuis Bamako. "Au regard du retour en force des jihadistes dans le nord du Mali et de la multiplication des agressions contre la Minusma [la mission de l’ONU, NDLR], le Conseil de sécurité se doit de prendre urgemment les mesures nécessaires afin que la Minusma soit dotée de moyens appropriés pour exécuter pleinement son mandat", a-t-il déclaré le ministre malien des Affaires étrangères.

"Peut-être le Conseil devrait-il envisager la mise en place d’une Force d’intervention rapide capable de lutter efficacement contre les éléments terroristes’", s’est interrogé Abdoulaye Diop.

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"Le Conseil, a-t-il expliqué, devrait pouvoir envisager, dans les meilleurs délais possibles, la révision du mandat de la Minusma et le renforcement de ses capacités et de ses moyens pour lui permettre de faire face au regain de violence sur le terrain."

Abdoulaye Diop a aussi demandé au Conseil de faire pression sur les groupes armés qui participent aux négociations d’Alger afin de les inciter à négocier de bonne foi un accord et à se démarquer des groupes terroristes (..) sous peine de sanctions.

"Le Conseil doit exiger la pleine coopération des groupes armés du nord du Mali dans la lutte contre le terrorisme", a-t-il ajouté. Le ministre malien des Affaires étrangères a aussi appelé ces groupes à faire preuve de réalisme et à saisir la main tendue du gouvernement du Mali.

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S’exprimant lui aussi depuis Bamako par vidéo-conférence, le patron des opérations de maintien de la paix de l’ONU Hervé Ladsous a de son côté réaffirmé, comme il l’avait annoncé mardi, que l’ONU entendait renforcer les moyens de protection et d’action de la Minusma.

(Avec AFP)