Politique

Moines de Tibihirine : le juge Trévidic en Algérie trois ans après sa première demande

Trois ans après en avoir fait la demande, le juge français Marc Trévidic a enfin pu se rendre à Alger dans le cadre de son enquête sur l’assassinat en 1996 des moines de Tibihirine.

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Mis à jour le 13 octobre 2014 à 09:29

Le juge antiterroriste Marc Trévidic, au tribunal de Paris le 31 janvier 2011. © AFP

Marc Trévidic est à Alger. Le juge antiterroriste français est arrivé dimanche 12 octobre en milieu d’après-midi à Alger en compagnie de sa collègue Nathalie Poux.

Accompagnés d’un représentant de la section antiterroriste du parquet de Paris et d’experts français, les deux juges devraient notamment participer à une expertise des têtes des moines de Tibihirine assassinés en 1996 en Algérie, enterrées dans les jardins de leur ancien monastère, près de Médéa (80 km au sud d’Alger).

Aucune autre information n’a pu être obtenue sur le déroulé de leur mission qui devrait néanmoins durer une semaine.

Christian de Cherge, Luc Dochier, Paul Favre Miville, Michel Fleury, Christophe Lebreton, Bruno Lemarchand et Célestin Ringeard avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996.

Le rapt avait été revendiqué un mois plus tard par le Groupe islamique armé (GIA) via un communiqué signé de son "émir" Djamel Zitouni.

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Marc Trévidic avait demandé à se rendre en Algérie il y a près de trois ans, dans une commission rogatoire internationale. Mais ce voyage a fait l’objet de longues tractations entre Paris et Alger, où une enquête est également en cours. Et les deux reports successifs après l’accord de principe donné par Alger en novembre 2013, avaient suscité l’agacement du juge Trevidic.

La mission intervient dans un contexte sécuritaire tendu trois semaines après une nouvelle tragédie impliquant un ressortissant français, l’enlèvement suivi de la décapitation du guide de montagne Hervé Gourdel en Kabylie, à l’est d’Alger.

(Avec AFP)