Politique

Madagascar : Marc Ravalomanana n’a été pas été arrêté, mais « mis en sécurité »

Marc Ravalomanana (c) chez lui à Antananarivo le 13 octobre 2014. © AFP

De retour de son exil en Afrique du Sud, lundi, Marc Ravalomanana n'a pas été arrêté mais "mis en sécurité", selon Hery Rajaonarimampianina, le président malgache.

Mis à jour le 14/10/2014 à 09H11

Des éléments des forces spéciales malgaches ont procédé à l’arrestation de l’ancien président Marc Ravalomanana lundi 13 octobre sur le perron de son domicile devant des partisans après que ce dernier a improvisé un bref meeting et un point presse. "Une quarantaine d’éléments des forces spéciales ont forcé le portail du domicile du président en tirant sur la serrure", a indiqué une source proche de Marc Ravalomanana qui a requis l’anonymat.

"Monsieur Marc Ravalomanana n’a pas été arrêté. Il n’a pas été emprisonné. Il est mis en sécurité contre les menaces de toutes sortes", a toutefois déclaré devant la presse le président malgache Hery Rajaonarimampianina, sans dévoiler le lieu où Marc Ravalomanana a été confiné.

Il a expliqué vouloir protéger ce dernier, alors que ce dernier "est rentré au pays (…) et "n’a pas estimé nécessaire d’aviser les autorités et de solliciter de l’administration une autorisation quelconque".

>> Lire aussi : Marc Ravalomanana de retour à Madagascar après 5 ans d’exil

"Ne me demandez pas comment j’ai fait pour arriver ici. Je suis venu tout seul", a eu le temps de déclarer aux médias Ravalomanana, 64 ans, affirmant en avoir parlé avant avec la communauté internationale.

"J’étais président en exercice quand j’ai quitté le pays, maintenant que je suis de retour, le peuple malgache sait ce qu’il a à faire", a-t-il lancé. Poursuivant : "Si quelqu’un vient ici pour procéder à des arrestations, il faut lui d’aller voir ailleurs. S’il insiste, dîtes lui d’envoyer le président (de la République), s’il y en a un ici."

Après avoir fouillé de fond en comble le domicile, les forces de l’ordre l’ont trouvé et emmené. "Le président a été emmené, maintenu par deux éléments cagoulés", a précisé cette source. L’un des portails de la villa a été endommagé par un coup de feu. Une porte menant à la salle de sport a également été enfoncée et ses débris jonchaient le sol.

"Le régime actuel déclare qu’on ne lui a pas demandé son avis et qu’il n’est pas au courant du retour au pays de l’ancien président Marc Ravalomanana", a déclaré, peu de temps avant l’arrestation, le directeur de cabinet du président Hery Rajaonarimampianina.

(Avec AFP)

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