Elections

Togo : le chef de l’opposition candidat à la présidentielle de 2015

Jean-Pierre Fabre, le chef de l'opposition togolaise. © AFP

Le chef de l'opposition togolaise, Jean Pierre Fabre, a été investi samedi soir par les militants de son parti pour la présidentielle de 2015, à l'issue d'un congrès à Lomé, a constaté un journaliste de l'AFP.

"J’ai compris votre message et votre appel au renouveau du Togo. Oui, j’accepte la mission que vous me confiez pour la victoire en 2015", a déclaré M. Fabre devant plusieurs centaines de militants et sympathisants de son parti.

M. Fabre, 62 ans, devient le deuxième candidat de l’opposition à ce scrutin, dont la date précise n’est pas encore connue. Il avait déjà été candidat malheureux à la présidentielle de 2010.

Début août, l’homme d’affaires Alberto Olympio, neveu de l’ex-opposant farouche Gilchrist Olympio, avait été investi par sa formation politique, le Parti des Togolais.

Les multiples tractations entamées depuis mi-août par le Collectif Sauvons le Togo et la Coalition Arc-en-ciel – les deux grands regroupements de l’opposition – pour désigner un seul candidat à la présidentielle n’ont rien donné pour le moment.

"Mettre fin à ce régime implacable"

"L’heure a sonné pour mettre fin à ce régime implacable, qui s’est employé des décennies durant à saper les fondements de notre Nation. Nous devons continuer de nous battre sans répit pour obtenir les réformes politiques en vue d’une élection transparente et crédible", a déclaré M. Fabre.

Le président Faure Gnassingbé n’a pas encore annoncé s’il allait se présenter à à l’élection présidentielle, mais il est probable qu’il cherche à briguer un troisième mandat, d’autant que l’actuelle Constitution l’y autorise.

Porté au pouvoir par l’armée à la mort de son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui a gouverné le pays d’une main de fer pendant 38 ans, Faure Gnassingbé a remporté en 2005 et 2010 des scrutins présidentiels dont les résultats ont été contestés par l’opposition.

Réformes constitutionnelles

Un projet de loi prévoyant des réformes constitutionnelles réclamées de longue date par l’opposition, dont l’élection du Président au suffrage universel à deux tours (contre un tour actuellement), pour deux mandats de 5 ans au maximum, a été rejeté le 30 juin par les députés de l’Union pour la République (UNIR, au pouvoir), majoritaires à l’Assemblée Nationale avec 62 sièges sur 91.

Plusieurs voix se sont élevées ces derniers jours, dont celles des Eglises et de l’Union européenne, pour demander la mise en place de réformes politiques avant le scrutin présidentiel.

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