Politique

Côte d’Ivoire : quand Ouattara recadre ses ministres sur les frais de déplacement à l’étranger

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Alassane Ouattara "était ulcéré", selon une source proche de la présidence.

Alassane Ouattara "était ulcéré", selon une source proche de la présidence. © Issouf Sanogo/AFP

Les derniers déplacements aux États-Unis d’une délégation gouvernementale a suscité l’ire du président Alassane Ouattara.

[Cet article a été modifié le 23 octobre à 13h suite à de nouvelles informations]

Le président ivoirien Alassane Ouattara a vigoureusement recadré, le 16 octobre, ses ministres réunis en conseil hebdomadaire au palais présidentiel sur certains excès constatés dans la gestion des affaires publiques et précisément sur les coûts des missions à l’étranger. À l’origine de cette colère présidentielle, les derniers déplacements d’une importante délégation gouvernementale aux États-Unis, en octobre.

400 millions de F CFA – soit 610 687 euros -, c’est ce que trois missions récentes aux États-Unis auront coûté aux contribuables ivoiriens : le lancement de la fondation de l’université Grand de Bassam à Atlanta,le voyage du Premier ministre Kablan Duncan à Washington pour les Assemblées du FMI et de la Banque mondiale, et le Forum sur les opportunités d’investissement en Côte d’ivoire, à Houston. La somme a été apparemment jugée bien trop importante par le chef de l’État, même si elle n’a pas dépassé le cadre du budget initialement allouée.

"Il a mis fin au gaspillage. Des ministres étaient logés dans des suites… Le président était également ulcéré que certains voyages soient à la fois pris en charges par les pays hôtes mais aussi par l’État ivoirien", a confié à Jeune Afrique une source proche de la présidence.

Des coûts de déplacement validés en Conseil des ministres

La colère de Ouattara suite à ces exagérations aura eu deux conséquences. D’abord, Lucien Kouassi Oka, le directeur administratif et financier de la Primature, a été relevé de ses fonctions le 3 octobre. Ensuite, il a été convenu que tous les voyages à l’extérieur seront dorénavant validés en Conseil des ministres.

Bruno Koné, le porte-parole du gouvernement, dans son compte-rendu du Conseil des ministres, s’est contenté d’annoncer que le chef de l’État avait décidé de mettre fin aux abus ayant cours dans les voyages à l’étranger.

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