Politique

Mali : réouverture des négociations de paix à Alger

La reprise des pourparlers de paix entre le gouvernement malien et les groupes armés, samedi, à Alger s’inscrit dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans le nord du pays.

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Mis à jour le 20 octobre 2014 à 10:06

Des soldats français passent le 31 décembre 2013 sur la base militaire française à Gao. © AFP

Alors qu’elles devaient être reportées au 22 octobre, la troisième partie des négociations de paix maliennes a repris samedi à Alger. Ces pourparlers interviennent dans un contexte sécuritaire tendu. Dimanche 19 octobre, l’armée française a annoncé avoir arrêté trois personnes responsables de l’attaque d’un camp de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) et saisi d’importants stocks d’armes vendredi à Kidal, dans le Nord.

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"Les trois personnes arrêtées sont les commanditaires locaux de l’attaque", dans laquelle un Casque bleu sénégalais a été tué le 8 octobre à Kidal, a déclaré le porte-parole de l’état-major des armées, le colonel Gilles Jaron, confirmant des informations du quotidien Le Monde.

"On espère maintenant remonter jusqu’aux commanditaires au-dessus", a ajouté Gilles Jaron. "On a récupéré plusieurs milliers de munitions de type 7.62 (armes légères), 12.7 et 14.5 (armes lourdes), 23 mm ainsi que des lance-roquettes et des explosifs", a-t-il indiqué.

"On a aussi retrouvé pas mal de matériel électronique", a-t-il poursuivi, sans pouvoir dire à ce stade qu’elle en était la finalité (fabrication d’explosifs ou communication notamment).

L’opération a été conduite sur la base d’une "source d’opportunité", c’est-à-dire d’un renseignement obtenu au cours d’une mission de contrôle du terrain, a précisé Gilles Jaron.

Outre le Casque bleu sénégalais, neuf soldats nigériens de la Minusma ont été tués dans une embuscade le 3 octobre dans la région de Gao.

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Le gouvernement malien réclame à l’ONU le déploiement d’une "force d’intervention rapide" pour contrer la montée en puissance des groupes armés au nord où il peine à rétablir son autorité.

L’armée française, qui a redéployé son dispositif de lutte antijihadiste sur l’ensemble du Sahel, continue à venir en appui de la Minusma au Mali et traque les flux de combattants et d’armes dans la bande sahélo-saharienne. Elle a ainsi saisi trois tonnes d’armes, dont des missiles sol-air SA-7, lors de l’interception d’un convoi jihadiste en provenance de Libye le 10 octobre au nord du Niger.

(Avec AFP)