Politique

Élections au Mozambique : des observateurs militaires déployés après des résultats contestés

Une membre de la commission électorale mozambicaine durant le comptage des voix.

Une membre de la commission électorale mozambicaine durant le comptage des voix. © AFP

La prudence est de mise au Mozambique. Le gouvernement a annoncé mercredi que des observateurs militaires étrangers allaient être déployés afin de s’assurer que la période post-électorale ne donnerait pas lieu à des violences.

Des observateurs militaires étrangers seront déployés dans quatre provinces du Mozambique dès la fin octobre, a annoncé mercredi 22 octobre Jose Pacheco, ministre de l’Agriculture et chef de la délégation gouvernementale aux pourparlers avec la Renamo, principal parti d’opposition, qui dispose encore d’hommes en armes après deux ans de guérilla larvée.

>> Lire aussi : "Mozambique : la Renamo rejette les résultats partiels des élections présidentielle et législatives"

Selon le ministre, le déploiement des soldats étrangers créera "les conditions pour commencer à intégrer les combattants de la Renamo dans les forces mozambicaines de police et dans l’armée". Neuf pays pourraient participer à l’envoi d’observateurs militaires, le Bostwana, la Grande-Bretagne, le Cap Vert, l’Italie, le Kenya, le Portugal, l’Afrique du Sud, les États-Unis et le Zimbabwe.

Inquiétudes

Les élections présidentielle et législatives se sont tenues le 15 octobre et les résultats définitifs ne sont pas encore connus mais le Frelimo, au pouvoir depuis l’indépendance en 1975, semble en passe de s’imposer largement, avec environ 60% des voix.

Au lendemain du scrutin, la Renamo a accusé le pouvoir d’avoir massivement fraudé mais le chef du parti, l’ex-guerillero Afonso Dhlakama, qui était candidat à la présidentielle, s’est engagé à ne pas avoir recours à la violence.

Les analystes notent que la violence politique n’a jamais vraiment cessé au Mozambique depuis des décennies et les observateurs américains et européens se sont étonnés mardi de certaines "irrégularités" et de la lenteur du décompte des votes.

"Malgré les bonnes conditions du vote le jour même, les opérations post-électorales connaissent de nombreux problèmes", a signalé la mission d’observation électorale de l’Union européenne.

(Avec AFP)
 

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